Dakar (© 2025 Afriquinfos)- L’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ancien Président Macky Sall ne laissera pas passera la loi d’interprétation de la loi d’amnistie portée par le PASTEF, au pouvoir. La loi adoptée mercredi par l’Assemblée nationale fera l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel a annoncé le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal de l’opposition.
Le mercredi 2 avril, l’Assemblée nationale a adopté mercredi la loi portant interprétation de la loi d’amnistie de mars 2024, porté par le député Amadou Ba du parti Pastef au pouvoir, à une majorité de 126 députés, 19 parlementaires ayant voté contre cette loi sur un total de 165 députés. Ladite loi, porte sur des faits susceptibles de qualification criminelle ou correctionnelle ou correctionnelle commis en rapport avec les manifestations politiques enregistrées au Sénégal de mars 2021 à mars 2024.
La réaction de l’opposition ne s’est faite attendre. L’Alliance pour la République (APR), la formation de l’ancien président Macky Sall, a annoncé un recours devant le Conseil constitutionnel. Après avoir « plusieurs fois promis l’abrogation de la loi d’amnistie », le parti Pastef au pouvoir « vient de voter une loi scélérate dite d’interprétation qui, en réalité, vise à absoudre les commanditaires et les auteurs de délits et de crimes et indexer les Forces de défense et de sécurité », selon le communiqué du secrétariat exécutif national (SEN) de l’APR.
Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal annonce que le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal de l’opposition va saisir « dans les plus brefs délais le Conseil constitutionnel, afin qu’il déclare cette loi contraire à la Constitution, au regard de son caractère partial, sélectif et contraire au principe d’égalité des citoyens devant la loi ».
Du côté du PASTEF, on défend la nouvelle loi. Selon le député Amadou Ba, la proposition de loi d’interprétation qu’il a portée, vise à « clarifier le champ d’application de la loi d’amnistie ».
Il soutient qu’avec cette loi d’interprétation, « tous les auteurs d’actes d’assassinat, d’actes de tortures et de meurtres, quel que soit le bord politique auquel ils appartiennent, ne seront jamais couverts par l’amnistie ».
Boniface T.