Selon l’OPDAS, en moyenne 450 femmes meurent chaque année de causes liées à la grossesse en Afrique. Une raison pour ces dames, avant tout mères de s'engager pour la cause de la femme africaine.
Baptisée «la contribution de l'OPDAS aux Objectifs de Développement Durable», cette table ronde de haut niveau a visé à évaluer les efforts relatifs aux actions menées par les épouses des chefs d'Etat Africains et de faire un partage d’expériences.
Au cours de cette rencontre, les participantes ont présenté tour à tour les différentes actions menées dans leurs pays respectifs concernant les questions de santé de la femme, puis ont discuté des efforts à mener dans les prochaines années pour atteindre pleinement leur objectif.
A cet effet, Blandine Loumandé, directrice de cabinet de la première dame du Congo, Antoinette Sassou N'Guesso, qui la représentait, a rappelé l'engagement de première dame et de la Fondation «Congo Assistance» dans la Campagne de réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMA), la lutte contre le sida et le cancer du col de l'utérus.
«Grâce à la Campagne de l'accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMA), qui se fait en collaboration avec le ministère de la Santé, nous avons réussi à réduire le taux de la mortalité. En matière de sida, on a permis de ramener la réduction de la prévalence de la maladie à 3,2%. Nous avons également réussi à vacciner trois mille jeunes filles âgées de 8 à 13 ans contre le cancer du col de l'utérus», a-t-elle expliqué.
Malgré ces efforts notoires, le chantier reste grand, observe la première dame des Comores, Hadidja Aboubacar qui a appelé les dirigeants du monde à s'impliquer dans la lutte. En attendant les différents apports, les premières dames se sont engagées de leur côté à initier des actions visant à mettre fin à la pandémie du sida d'ici 2030, et plaider pour l'amélioration des droits à la santé sexuelle et reproductive des femmes et des adolescents.
Pour parvenir à leurs fins, les membres de l’OPDAS ont sollicité l'appui de leurs partenaires, notamment de l'ONUSida, la Fédération internationale de la planification familiale, ALERE (institution œuvrant dans le domaine du dépistage), le FNUAP et autres agences du système des Nations Unies.
Les premières dames d'Afrique ont également invité tous les différents acteurs de la couche sociale, politique et économique surtout les organisations régionales et internationales, les ONG et certains secteurs privés à s’impliquer dans la lutte pour qu’à l’échéance 2030, la femme africaine jouisse d’une santé parfaite.
Larissa AGBENOU



