La situation en matière de sécurité au Darfour demeure fragile, comme en témoignent les récents événements tragiques, dont l'attaque qui a tué 7 Casques bleus tanzaniens et blessé 17 autres membres de la MINUAD, le 13 juillet dernier, a souligné Mohamad Ibn Chambas, devant le Conseil de sécurité.
Depuis le début de l'année, la violence inter- et intra-communautaire dans plusieurs parties du Darfour, de même que les affrontements entre les forces gouvernementales et les mouvements armés non signataires du Document de Doha pour la paix au Darfour de 2011, se sont intensifiés, a-t-il expliqué.
"Ces violences ont causé des pertes en vies humaines, le déplacement forcé de populations et une dégradation du tissu économique et social qui touche, au premier chef, les civils", a-t-il souligné, alors que les violences interethniques dans le nord, le centre et le sud du Darfour reflètent des tensions croissantes concernant l'accès à l'eau, à la terre et aux ressources minérales.
Le Représentant spécial conjoint a affirmé que la MINUAD continuait d'encourager les différentes parties à établir un dialogue en vue de s'attaquer aux causes profondes de ces affrontements, notamment en appuyant les diverses initiatives locales de médiation.
Quelque 300 000 personnes ont fuit les combats au Darfour cette année jusqu'à présent, selon des rapports de l'ONU.



