Regain de tension à Conakry vendredi

Afriquinfos Editeur
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Des magasins ont fait les frais de ces incidents. Une dizaine de boutiques ont été calcinés par des jeunes manifestants en colère à Madina, le plus grand marché de Conakry, a-ton appris de sources concordantes. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de matraques pour disperser la foule.

Un calme précaire est revenu sur les lieux où des policiers ont été postés pour éviter tout affrontement entre partisans de l' opposition et ceux de la mouvance présientielle. Dans un communiqué publié vendredi après-midi, le gouvernement guinéen dit avoir "constaté avec regret" face à ces incidents signalés dans certains quartiers de la capitale, qui ont fait suite ceux qui avaient été enregistrés lors des manifestations du 27 février.

Le gouvernement invite "l'ensemble de la population à garder le calme et la sérénité, afin que les forces de sécurité continuent leur mission de maintien de l'ordre", souligne le communiqué.

Il demande également à tous les Guinéens "de faire confiance à la justice qui prendra toutes les dispositions, afin que dans le cadre de la loi, tous les auteurs de délits de trouble à l'ordre public puissent répondre de leurs actes".

Le communiqué invite les citoyens "à la retenue, afin que la Guinée s'achemine vers la tenue d'élections législatives libres et transparentes", tout en réitérant "sa volonté de maintenir un dialogue avec l'ensemble des Guinéens, dans un climat démocratique et apaisé".

Le bureau du haut commissaire aux droits de l'homme de la Guinée a exprimé, pour sa part sa vive préoccupation face à la montée de la violence qu'engendrent les manifestations politiques.

Le bureau du haut commissaire déclaré avoir observé des actes de violences qui ont causé de nombreux blessés parmi les agents de sécurité et les manifestants dont certains seraient dans un état critique. Il a affirmé condamner les violences et appeler toutes les parties prenantes à s'engager dans un dialogue constructif en vue de trouver des solutions idoines pour des élections apaisées.

A Paris, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a exhorté les acteurs politiques guinéens à faire preuve de retenue et à s'gengager dans le dialogue politique. " Seule la voix du dialogue permettra en effet de rétablir la confiance dans la perspective de la tenue des élections. Ces élections doivent être libres et transparentes", a indique le porte-parole du Quai d'Orsay.

Le gouvernement américain a aussi réagi face à la montée de la tension politique en Guinée, appelant à la non-violence et au soutien du processus démocratique pacifique en Guinée.

Dans un communiqué, un porte-parole a indiqué que "les Etats- Unis déplorent la violence qui a perturbé les manifestations politiques de Conakry en Guinée".

Le communiqué appelle "les partis politiques, les cadres du gouvernement, les forces de sécurité et la société civile à participer et à soutenir le processus démocratique et à s'engager à la non-violence tout au long du cycle électoral".