Cotonou Queen Fumi, alias Fumilayo Raimi, est une artiste béninoise-canadienne révélée en 2016 avec des titres cultes (Romantic Boy, Zéro). Figure rare de l’Afropop au Bénin, elle fusionne rythmes africains, pop moderne et mélodies dansantes.
Féministe et philanthrope, elle ambitionne de redonner ses lettres de noblesse à l’Afropop. Forte de plusieurs expériences internationales, Queen Fumi revient aujourd’hui sur les scènes béninoises avec un objectif : redonner ses lettres de noblesse à l’Afropop et inscrire son nom parmi les grandes voix féminines du continent.
Née le 13 mars 1992 à Cotonou au Bénin, Fumilayo Raimi, est une chanteuse et actrice béninoise résident au Canada. A l’âge de 12 ans elle se découvre une passion pour la musique en se produisant dans les spectacles culturels organisés par son lycée d’entre temps nommé le CSNDA. En 2011, elle déménage au Canada pour suivre un cursus universitaire.
Elle entame formellement sa carrière musicale en 2015 en publiant des vidéos amateurs sur les réseaux sociaux où elle interprète des hits d’artistes populaires mondiaux. En mars 2016, elle sort sa première chanson Romantic Boy sous le label Eden Music.
Au début de 2017, son remix de Tchoin du rappeur français Kaaris atteint près d’un demi-million de vues sur sa page Facebook et son compte YouTube. Quelques mois plus tard elle fait le remix version française du hit mondial Despacito de Luis Fonsi, qui lui a valu un succès énorme et inattendu.
À la fin 2017, elle signe avec le label Blue Diamond, se plaçant comme deuxième signature de ce label après Fanicko. Elle sort ensuite d’autres singles dont Coco, Madame et Zero en 2018. En août 2019, Le clip du single Affaire de Boy, en collaboration avec Tina, une musicienne gabonaise, est mis en ligne, lui donnant une visibilité supplémentaire et lui valant plus d’audience dans les plus grands pays d’Afrique[3] francophone.
En 2021, Fumi quitte Blue Diamond et rejoint Assouka Music. En 2023, elle sort un nouveau clip, Poupée, qui préfigure un album à venir.
En 27 juin 2025, à l’Institut Français de Cotonou, Queen Fumi(link is external) a livré un concert qui restera gravé comme une démonstration flamboyante de ce que peut être une scène afro-urbaine lorsqu’elle est pensée avec exigence, vision et effusion.
Queen Fumi ose avec audace et envergure. Si elle chante avec la justesse d’un déploiement maitrisé, elle sait aussi se mettre en scène. En cela, chaque tableau déroulé lors de son concert, semblait pensé comme un chapitre visuel et sonore inclus dans une narration globale. Les cuts entre les morceaux, appuyés par des jeux de lumière et des silences scéniques bien calculés, venaient rythmer le spectacle à la manière d’un feuilleton musical à scène ouverte.
Elle incarne également un style. Son look pop coloré, est sciemment conçu pour la rendre casual corporate chic. Elle y mêle des influences urbaines et des touches glamour. Ce qui lui permet d’incarner à la fois l’allure de femme fatale, dans les mots, les postures, les déhanchés, et de business-woman, dans l’attitude, l’élaboration, la stratégie d’image. Tout chez elle réconcilie séduction et affirmation.
Sa gestuelle, empreinte de volupté, amplifie la charge sensorielle de chaque morceau exécuté. On sent une artiste en maîtrise de son corps, qui utilise la scène comme une prorogation de son propos artistique. La féminité y est puissance, la sensualité y est politique.
Elle s’impose de fait comme l’une des figures majeures de la pop béninoise contemporaine, dont la proposition scénique est à la fois orchestrale et structurée.
V.A.



