Addis-Abeba (© 2026 Afriquinfos)- Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Mahmoud Ali Youssouf, s’est félicité de l’adoption à une large majorité par la Chambre des représentants des Etats-Unis d’une prolongation de trois ans de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA).
Dans un communiqué publié mercredi, le président de la CUA a salué le soutien bipartisan manifesté par les membres de la Chambre des représentants, témoignant de l’engagement constant des Etats-Unis à renforcer le commerce, les investissements et la prospérité partagée avec les économies africaines.
« Depuis plus de vingt ans, l’AGOA constitue un pilier des relations économiques entre les États-Unis et l’Afrique, soutenant l’industrialisation, la création d’emplois, les chaînes de valeur régionales et une croissance inclusive sur l’ensemble du continent », a déclaré M. Youssouf.
Il a ajouté que l’AGOA a joué un rôle déterminant dans le développement de liens économiques mutuellement avantageux et le renforcement du rôle de l’Afrique en tant que partenaire fiable du commerce mondial.
Alors que le projet de loi est soumis au Sénat américain, le président a appelé ce dernier à examiner favorablement et rapidement cette prolongation, dans un esprit de partenariat et de respect des intérêts stratégiques communs, indique le communiqué. La prolongation, adoptée par la loi H.R. 6500, maintiendra l’AGOA en vigueur jusqu’au 31 décembre 2028, assurant ainsi la stabilité des entreprises américaines s’approvisionnant en biens en Afrique subsaharienne.
Cette annonce permettra à 32 pays africains de conserver leur éligibilité à un accès préférentiel au marché américain.
La Chambre des représentants des Etats-Unis a adopté la prolongation de trois ans l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), un dispositif commercial clé pour plusieurs pays d’Afrique subsaharienne dont Madagascar. Ce vote prévoit une extension jusqu’en 2028 d’un accord qui a expiré le 30 septembre 2025. Il marque une étape importante, mais la reprise du programme reste suspendue au vote du Sénat américain.
«Le projet de loi adopté par la Chambre des représentants inclut une disposition de rétroactivité », indique Hery Lanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). Cette disposition permettrait, sous certaines conditions, de rembourser des droits de douane acquittés par les exportateurs depuis l’expiration de l’Agoa en octobre 2025. Une mesure déterminante pour soulager les entreprises affectées par une surtaxe de 15 % imposée par l’administration américaine.
Pour rappel, l’Agoa permet aux pays éligibles d’exporter de nombreux produits, en franchise de droits de douane, vers le marché américain.
L’Agoa a donc expiré officiellement le 30 septembre 2025. Depuis, et même bien avant cette date, les autorités malgaches, en coordination avec des acteurs du secteur privé, ont multiplié les démarches auprès des institutions américaines afin de défendre la reconduction de l’Agoa. Pour les autorités actuelles, la ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison, a effectivement conduit une délégation à Washington pour convaincre la partie américaine.
Et le gouvernement de la Refondation s’est effectivement félicité de cette décision de prolongation prise par la Chambre des représentants. Il reste toutefois prudent, car la procédure se poursuit désormais au Sénat américain, dont l’approbation est indispensable pour rendre effective la prolongation de l’Agoa. D’ici là, l’avenir de milliers de travailleurs est donc suspendu au vote des sénateurs. Et sur le plan commercial et diplomatique, il s’agit de confirmer le retour du pays comme partenaire crédible.
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