Les pouvoirs « sataniques et décadents » des gays

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La guerre est déclarée. Mais quelle guerre ? La Gambie célébrait ce lundi le 19e anniversaire de la Révolution du 22 juillet, occasion pour le président Yahya Jammeh de prononcer un discours officiel télévisé à l’adresse de tous les citoyens. Discours qui s’est longuement attardé sur la question homosexuelle – qui, en Gambie, n’est pas vraiment une question mais plutôt une affirmation nette et franche : « l’homosexualité est anti-humanité, anti-Dieu, anti-civilisation ».

Comparant l’homosexualité – cette « force satanique et profane » – à une croisade dont le seul but serait de conquérir et convertir les musulmans, le président promet à ses ennemis une « défaite cuisante ». « Tout gay ou lesbienne qui sera trouvé dans ce pays regrettera d’être né » assène-t-il, péremptoire, parlant d’un combat « sans pitié ».

« Nous sommes prêts à manger de l’herbe plutôt que d’accepter le moindre compromis là-dessus. Tolérer l’homosexualité, c’est tolérer la légitimité de Satan. Nous ne tolérerons pas les gays ». Le message est on ne peut plus clair.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a évoqué avec enthousiasme et positivité le « développement socio-économique rapide et ininterrompu » des 19 dernières années de république: une victoire de plus pour la Gambie.