La population burundaise invitée à sauvegarder le lac Tanganyika menacé par la pollution

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En effet, a-t-il explicité, les analyses ont montré que la pollution du lac du côté burundais est en premier lieu un problème local. Les sources principales de la pollution sont les eaux usées sortant des caniveaux de la ville de Bujumbura et rejetées dans ce lac qui couvre environ 33 milles km2.

Si cette situation de pollution de ce lac, qui approvisionne à 90% l'eau potable de la ville de Bujumbura, perdure, le Burundi serait obligé d'augmenter les dépenses pour pouvoir  prélever l'eau potable du côté des autres pays riverains de ce lac, telle que la République démocratique du Congo (RDC), a fait remarquer M. Nduwayo.

Actuellement, la Régie des  Eaux et de l'Electricité du Burundi (REGIDESO) a déplacé le point de prise d'eau potable à 3 km de la rive alors qu'il était situé avant à 1 km et demi  a-t-il noté. Une autre menace de cet écosystème aquatique du côté burundais est la sédimentation à cause de l'érosion causée par la déforestation des montagnes qui surplombent la ville de Bujumbura, a-t-il ajouté. Cependant, le Burundi a consenti certains efforts ces derniers temps dans la protection du lac, avec  l'adoption du code de l'eau, qui exige notamment une zone de protection de 150 mètres à partir de la rive et la mise en place d'une commission chargée de l'application de ce code, a-t-il reconnu.

Le lac Tanganyika, partagé par le Burundi, la RDC, la Zambie et la Tanzanie est l'un des grands lacs d'Afrique. Il est le deuxième du continent du point de vue de la surface, après le lac Victoria, et deuxième au monde du point de vue du volume et de la profondeur, après le lac Baïkal en Russie, a-t-il encore signalé.