Malgré sa promesse faite au président Hollande en octobre dernier, le président Jacob Zuma ne prendra pas part au « Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique » prévu les 6 et 7 décembre 2013. Le chef de l’exécutif sud-africain et son entourage direct n’ont pas motivé leur non-participation à cette première grand-messe organisée au sujet de l’Afrique sous la présidence Hollande.
Cet important rendez-vous était censé être l’occasion d’inaugurer de chaleureuses et nouvelles ententes entre Pretoria et Paris qui n’ont cessé de diverger sur de graves crises africaines ces dernières années.
A la quête d’un second mandat présidentiel, le président polygame et ardent défenseur des traditions noires d’Afrique, J. Zuma, doit faire face dans les jours à venir à de nombreux défis politiques. Entre autres la définition d’une stratégie gagnante par son parti, l’ANC, en prévision de la remise en jeu de son actuel mandat, l’an prochain. C’est cette période sensible qu’ont choisi certains de ses compatriotes pour lancer une pétition sur internet (www.change.org) réclamant sa destitution par l’Assemblée et sa comparution devant les tribunaux pour « corruption dans le scandale de Nkandla ».
Les pétitionnaires accusent le numéro 1 sud-africain d’avoir détourné « au moins 200 millions de rands » dans le cadre de l’affaire précitée, et d’y avoir fait preuve de « concussion et de favoritisme ». Les protestataires se disent même prêts à organiser une démonstration de force devant le Parlement, lors de l’ouverture de sa première session en 2014, si d’aventure parlementaires et autorités judiciaires échouent à appliquer l’impeachment à Zuma et à le juger.
16.080 personnes ont déjà signé cette pétition.
(Par Edem Gadegbeku)
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