New York (© 2017 Afriquinfos) –En vue d’avoir une réponse précise contre les agressions sexuelles commises par des Casques bleus, le nouveau Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a annoncé vendredi une nouvelle stratégie qui devrait « changer la donne ».
Entré en fonction le 1er janvier de cette année, M. Guterres a pour la cause mis en place un comité de neuf personnes appelées à travailler sur une nouvelle approche, donnant un signal clair de son intention de renforcer les sanctions dans ce type d’affaires, très dommageables pour l’image de l’ONU.
Ceci dit, le groupe de travail va proposer ses conclusions « assez rapidement sur la manière dont on peut avancer, de façon plus audacieuse » sur ces problèmes, a noté Stéphane Dujarric, porte-parole des Nations unies.
Nombreux sont les missions de maintien de la paix de l’ONU qui ont été accusés d’agressions sexuelles, mais les pays contributeurs qui fournissent des soldats à ces missions sont souvent réticents à poursuivre les suspects.
Selon les règles l’ONU, c’est aux pays d’origine des soldats qu’il revient de poursuivre les militaires accusés de mauvaise conduite durant leurs missions au service de l’ONU.
Mais des groupes de défense des droits de l’homme se plaignent du manque d’action contre ces accusés, qui souvent ne font même pas l’objet d’une enquête, ou ne reçoivent que des sanctions légères.
La nouvelle stratégie mise en place sera un des éléments d’un rapport sur la question des agressions sexuelles présenté par M. Guterres en février à l’Assemblée générale de l’ONU.
L’an dernier, le rapport annuel présenté par M. Ban faisait état de 69 accusations d’agressions sexuelles et d’exploitation contre des soldats venant de 21 pays différents.
Ce chiffre est monté à 82 accusations le mois dernier, selon le site internet de l’ONU. La plupart concernent des soldats de la Minusca, en République centrafricaine. M. Dujarric a noté que les Nations unies ne se font pas d’illusions et n’espèrent pas supprimer complètement ce type de mauvais comportements, mais M. Guterres souhaite renforcer sérieusement les sanctions.
Quelque 100.000 soldats et policiers issus de 123 pays participent aux différentes missions de maintien de la paix de par le monde.
Vignikpo Akpéné



