Abuja (© 2025 Afriquinfos)- Le Sénat nigérian est en proie à une sombre affaire d’harcèlement sexuel. La Sénatrice de l’Etat de Kogi Central, Natasha Akpoti-Uduaghan qui a accusé le Président du Sénat Godswill Akpabio, d’harcèlement sexuel, s’est vu refuser l’entrée de l’institution après avoir été suspendue. Elle dénonce une cabale.
Le convoi d’une sénatrice en exercice bloqué à l’entrée de l’Assemblée nationale du Nigeria à Abuja. C’est le résultat d’un bras de fer qui oppose Natasha Akpoti-Uduaghan, élue du Kogi Central, à Godswill Akpakpio, président du Sénat. La première accuse le second de harcèlement sexuel, ce qu’il nie.
Conséquence, la représentante du Kogi Central a écopé d’une suspension de six mois au motif que cette suspension était due à un comportement «indiscipliné et perturbateur » lors d’une session législative. La concernée parle plutôt de représailles de la part du président du Sénat. L’élu de 45 ans, avait déclaré quelques jours après sa suspension que : «Le président du Sénat dirige le Sénat comme un dictateur et non comme un démocrate. Il n’y a pas de liberté de parole, il n’y a pas de liberté d’expression et quiconque ose s’opposer à lui se fait tailler en pièces».
Aussi, après une décision de la Haute Cour fédérale qui jugeant sa «sanction excessive» a ordonné le 4 juillet, sa réadmission au Sénat, Mme Akpoti-Uduaghan, voulait reprendre ses fonctions le mardi 22 juillet dernier. Elle fera face à un barrage d’officiers de police qui sur ordre de la Présidence du Sénat, lui ont interdit l’accès. Pour le président du Sénat Godswill Akpakpio, sa suspension court jusqu’en septembre 2025 et aucun tribunal ne peut s’ingérer dans les affaires internes du Sénat.
«Akpabio ne peut pas être plus importante que la Constitution nigériane. » a lancé Mme Akpoti-Uduaghan devant les grilles closes du Parlement nigérian. Elle compte poursuivre son combat auprès des instances judiciaires pour avoir gain de cause.
S.B.



