L’Opposition togolaise vent debout contre la Francophonie face aux maux internes du pays

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est interpellée par l’opposition togolaise alors qu’elle tient à Lomé, du 7 au 9 avril 2026, la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

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L'Opposition togolaise vent debout contre la Francophonie face aux maux internes du pays
Des opposants togolais en conférence de presse (DR, 24heureinfo).

Lomé (© 2026 Afriquinfos)- L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est interpellée par l’opposition togolaise alors qu’elle tient à Lomé, du 7 au 9 avril 2026, la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Pour ces regroupements politiques et de la Société civile, le choix de la capitale togolaise ne saurait être justifié, car ils considèrent que le pays traverse une grave crise démocratique.

Des opposants au pouvoir de Lomé réunis au sein de quatre regroupements que sont la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la DMK-ORIGINALE, le LDP et le Front « Touche Pas À Ma Constitution », ont à travers une conférence de presse, voulu attirer l‘attention de la communauté internationale. Alors que le Togo abrite la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), il s’agit pour eux, d’une «vitrine démocratique trompeuse».

Les arrestations de militants, la restriction des libertés publiques et la remise en cause du suffrage universel, sont autant de raisons pour lesquelles, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ne devrait pas désigner Lomé comme ville-hôte.  

Pour Nathaniel Olympio, porte-parole du Front, rien que le thème de cette rencontre internationale devrait déjà être un motif d’annulation. « »Démocratie et État de droit » sont des thématiques couvertes par cette 17e conférence qui se tient à Lomé. Des valeurs bafouées par les autorités togolaises. L’Etat togolais qui refuse tout débat démocratique, et qui est dirigé par un président sans mandat électif, est-il digne de porter les idéaux de l’Organisation Internationale de la Francophonie?», a-t-il questionné sur X.

«En faisant honneur à l’État togolais d’abriter cette conférence, l’OIF cautionne les répressions, la restriction de l’espace civique, les privations de jouissance des libertés et l’absence d’État de droit. La Francophonie version françafrique n’a plus aucun avenir. Il faut bâtir une francophonie des peuples, parce que c’est la jeunesse africaine qui est l’avenir de cette organisation», a poursuivi l’opposant togolais.

S. B.