Genève (© 2020 Afriquinfos)- La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala est désormais la seule Africaine en lice dans la course finale pour l’élection de la prochaine Directrice de l’OMC (l’Organisation mondiale du commerce). Elle a pour concurrente dans cette dernière phase de l’élection du patron de l’OMC la ministre sud-coréenne du Commerce, Yoo Myung-hee.
Première femme ministre des Finances et Chef de la diplomatie nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala est soutenue par l’Union européenne. Le choix des Européens s’est porté sur elle mardi dernier à l’issue d’une réunion entre États membres à Bruxelles (Belgique). Economiste de formation, elle a également été Directrice des opérations de la Banque mondiale.
A 66 ans, elle préside à ce jour l’Alliance mondiale pour les vaccins et vaccinations (Gavi) et pilote l’un des programmes de l’Organisation mondiale de la santé dans la lutte contre la Covid-19. La compétition pour la succession de Roberto Azevêdo à la Direction générale de l’Organisation mondiale du commerce est entrée dans sa dernière phase avec la fin du 2ème tour du scrutin des membres de l’Organisation ce 8 octobre.
Les Etats africains espèrent que la candidate nigériane sortira victorieuse de ce processus électif lorsqu’en novembre 2020 le nom de la gagnante sera rendu public. Le commerce est vital au développement de l’Afrique pour créer suffisamment de bons emplois afin d’absorber les plus de 17 millions de jeunes qui s’y présentent chaque année sur le marché du travail. Mais, depuis trop longtemps, les réglementations du commerce mondial font du continent africain le parent pauvre des échanges.
Voici vingt-cinq années que l’OMC a succédé à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), et jusqu’à présent, l’organisation n’est pas parvenue, dans la plupart des cas, à œuvrer en faveur du développement des pays du Sud.
V. A.



