"En deux décennies depuis la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud a fait un pas de géant dans le domaine de l'environnement, se rapprochant des standards environnementaux du monde développé et parfois même les dépassant", s'est félicité l'OCDE dans un communiqué.
Cependant, son économie continue d'afficher une forte intensité de carbone, beaucoup de ses cours d'eau et lacs sont pollués, et les poêles à charbon et à pétrole dégradent la qualité de l'air à l'intérieur de millions de logements, a regretté l'organisation.
L'Afrique du Sud se classe parmi les 17 pays où la biodiversité est la plus riche. Mais un quart de ses écosystèmes fluviaux sont aujourd'hui gravement menacés, les ressources en eau sont appauvries et les habitats naturels et la biodiversité sont dégradés, a averti l'OCDE.
L'un des 20 principaux émetteurs de gaz à effet de serre, l'Afrique du Sud s'est engagée à réduire ses émissions, à condition de recevoir un soutien des pays développés. Mais l'OCDE a souligné que la réduction des subventions explicites et implicites qui favorisent la consommation de charbon et d'électricité "doit être un élément fondamental de la stratégie appliquée pour y parvenir".
Depuis la fin de l'apartheid en 1994, l'Afrique du Sud s'est dotée d'un cadre juridique et réglementaire dans le domaine de l'environnement, mais les autorités locales disposent rarement du pouvoir nécessaire pour mettre en œuvre des politiques vertes, a observé l'organisation qui regroupe 34 économies avancées du monde et qui renforce ces dernières années la coopération avec les économies émergentes.
L'OCDE a appelé l'Afrique du Sud à "garder la croissance verte en ligne de mire", de manière à "passer à un modèle sobre en carbone" qui permettra d'améliorer le bien-être des Sud-Africains et de préserver la richesse de son environnement naturel. Plus précisément, l'organisation a conseillé au pays d'étudier la possibilité d'instaurer des taxes liées à l'environnement, de prendre la biodiversité en compte dans le développement économique, et de consacrer des investissements importants aux infrastructures, pour améliorer l'accès aux services environnementaux.


