Abuja (© 2026 Afriquinfos)- Dans une déclaration en date du 9 avril 2026, l’Ambassade des États-Unis au Nigeria, a annoncé la suspension des opérations de visa pour sa représentation à Abuja, la capitale du pays. Washington évoque principalement, des questions de sécurité pour justifier cette nouvelle mesure.
Pour les États-Unis, la situation sécuritaire au Nigeria se détériore et pour cela, l’Administration Trump a décidé de la fermeture de son Ambassade à Abuja et de la suspension des opérations de visa.
Sur son site officiel « U.S Embassy and Consulate in Nigeria », les États-Unis ont également mis à jour leurs conseils aux voyageurs concernant le pays, classant 23 des 36 états que compte le Nigeria « zone à éviter » en raison du terrorisme, des enlèvements, des crimes violents et des troubles civils. « Les crimes violents sont monnaie courante au Nigeria. Ces actes comprennent le vol à main armée, les agressions, le vol de voiture avec violence, l’enlèvement, la prise d’otages, le banditisme routier et le viol…Les enlèvements contre rançon sont fréquents et ciblent principalement les binationaux qui visitent le Nigéria. Des bandes de ravisseurs arrêtent des conducteurs sur les routes interétatiques pour voler et kidnapper leurs victimes. » indique l’ambassade sur son site web.
A ces problèmes d’insécurité, les États-Unis évoquent le terrorisme qui gangrène toujours certaines régions du pays, les dysfonctionnements du système de santé nigérian parlant de médicaments contrefaits, de services d’ambulances peu fiables ou encore d’approvisionnement en sang aléatoire.
Cette peinture qu’a faite les États-Unis de la situation sécuritaire au Nigeria n’a pas ravi, les autorités nigérianes, qui la conteste. Elles font savoir que cet avis de voyage pour les ressortissants américains, relève d’une simple précaution de routine guidée par des protocoles internes, mais que cela ne reflète pas la situation sécuritaire générale dans le pays.
L’État fédéral soutient que les institutions publiques, la gouvernance, les activités économiques et la vie quotidienne fonctionnent sans problème, tout en rassurant les citoyens et les partenaires internationaux sur leur engagement à protéger les vies et les biens.
« Bien que nous reconnaissions des problèmes de sécurité isolés dans certaines régions, il n’y a pas eu d’effondrement général de l’ordre public et la grande majorité du pays est stable », a déclaré Mohamed Idris, le ministre nigérian de l’Information et de l’Orientation nationale.
Boniface T.



