Les secrets des réussites sportives du Niger

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Comment se porte le monde de l’olympisme au Niger ?

L’olympisme au Niger se porte bien. Nous sommes véritablement sur la bonne voie. Depuis 1997, l’équipe que nous dirigeons a réalisé beaucoup de progrès. De nouvelles fédérations sont en train de naître. Naturellement, dans ce genre de processus, nous avons quelquefois des crises de croissance. Mais, ce sont des évènements que nous avons raisonnablement géré. Suite à la Journée de l’olympisme que nous avons fêté le 25 juin 2011, nous avons constaté l’engouement de la jeunesse nigérienne pour le sport en général.

Parmi les disciplines sportives les plus en vue au Niger, laquelle a le plus le vent en poupe à l’heure actuelle ?

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Comme dans beaucoup de pays africains, c’est naturellement le football qui bénéficie beaucoup plus d’attention, dans tous les sens du mot. Nous pouvons aussi citer la lutte traditionnelle qui est une discipline très active, le taekwondo, le sport équestre et des disciplines naissantes telles que le tir à l’arc, l’escrime et le rugby. Toutes ces disciplines sus-citées sont en bonne voie de développement.

Revenons un peu sur le football. Le Mena (nom de l’équipe nationale) est en passe de se qualifier pour la prochaine Can. Quels sont les secrets de cette réussite ?

Les secrets de toute réussite, c’est toujours le travail. Lorsque vous travaillez et que vous êtes soutenu par votre environnement, en général, les résultats sont bons. Il y a une bonne équipe à la Fenifoot (Fédération nigérienne de football) qui œuvre en ce moment pour que le Mena puisse se hisser à un niveau international appréciable et respectable.

Existe-t-il un Centre olympique au Niger ? Quelles sont les bases que vous avez déjà jetées  pour un meilleur développement du sport en général au Niger ?

Nous avons un complexe « Olympafrica » que nous avons d’ailleurs baptisé du nom du seul médaillé olympique nigérien, en l’occurrence le boxeur Issaka Daboré. Ce centre abrite d’ailleurs occasionnellement le siège du bureau exécutif du Con (Comité olympique nigérien). Dans ce complexe, il y a un terrain de football, une piste de course, une arène de lutte, une tribune pour les spectateurs, un terrain de volley, pour l’escrime. Ce centre abrite aussi beaucoup d’autres activités. Qu’elles soient civiles, scolaires ou autres. C’est un centre très animé qui participe beaucoup au développement du sport nigérien et qui est très connu (…)

Le Niger a eu à abriter brillamment de hautes compétitions comme les Jeux de la Francophonie, de la CenSad ou encore le tournoi de football de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). En dehors de l’aspect organisation, quel est le secret du Niger dans l’accueil de ces hautes compétitions ?

C’est la volonté. Nous partons du fait que nous sommes un pays enclavé et sahélien. Il nous faut donc travailler beaucoup plus que les Etats côtiers pour obtenir de bons résultats. C’est ce que nous compensons par un travail fourni, à travers une grande dose de volonté et de solidarité. C’est de cette manière que nous avons surpris plus d’un dans le cadre de l’organisation des Jeux de la Francophonie et de la CenSad, ou encore le Tournoi de l’intégration de l’Uemoa en football. Notre démarche participe de notre volonté de faire connaître notre pays sur le plan sportif.

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