Les réponses concrètes du projet de la ‘Façade Atlantique africaine’ aux défis des pays sahéliens et au-delà

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Rabat (© 2024 Afriquinfos)- Les participants à un panel organisé par le PCNS (Policy Center for the New South) à Rabat ont souligné mardi 16 avril 2024 que l’Initiative internationale lancée par le Roi Mohammed VI pour faciliter l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique apporte des solutions concrètes aux défis multiples et complexes de l’Afrique.

Les discussions de cette Conférence ont été organisées en quatre panels qui se concentrent sur les « enjeux géopolitiques liés à l’intégration régionale et à la rivalité des puissances dans la région de l’Afrique Atlantique, les questions juridiques telles que les droits maritimes, les défis sécuritaires en lien avec la préservation des ressources maritimes africaines ». Ainsi que les « enjeux géoéconomiques examinant les projets-clés visant à stimuler la prospérité des économies africaines ».

Lors du débat sur les « enjeux stratégiques des espaces maritimes de l’Afrique Atlantique » à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Rabat, les intervenants ont unanimement noté que cette initiative royale reflète l’engagement actif du Maroc, sous la direction du Roi Mohammed VI, en faveur d’une « coopération Sud-Sud efficace et solidaire ». Ils ont également souligné que cette initiative répond aux attentes des pays de l’Afrique Atlantique et ouvre des perspectives prometteuses en matière d’intégration économique, de stabilité, de paix et de développement.

Dans une allocution introductive, le modérateur du panel, Mohamed Tangi, a relevé que ‘’l’opportunité de l’initiative Royale pour l’Afrique Atlantique n’est pas à prouver’’. ‘’Dans un contexte planétaire où de vives confrontations déchirent les continents et où le vaisseau de l’humanité toute entière, ou du moins, ce qu’il en reste navigue dans une zone houleuse et de forte turbulence sans précédent, l’Initiative Royale pour une coopération Sud-Sud, solidaire et mutuellement bénéfique s’annonce pleine d’espoir et de promesses pour une prospérité partagée pour toute l’Afrique Atlantique’’, a-t-il fait remarquer.

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Il a fait observer que l’espace de l’Afrique Atlantique, qui s’étend sur 15.000 km de littoral, est naturellement dans une situation privilégiée géographiquement, avec des ressources halieutiques, agroalimentaires, minières et énergétiques abondantes. Estimant toutefois que ‘’les ambitions de développement de ces pays sont souvent contrariées notamment par leur approche sectorielle, l’insuffisance des moyens, la faiblesse des accords de coopération internationale, l’instabilité politique, les menaces sécuritaires et les risques écologiques’’. Dans la même veine, l’Ambassadeur, Directeur général de l’AMCI (Agence Marocaine de Coopération Internationale), Mohamed Methqal, a relevé que les atouts de l’Afrique Atlantique et la qualité de ses ressources humaines sont indéniables. Notant que l’Afrique Atlantique représente à peu près 46% des habitants du continent africain et 55% du PIB continental.

Viser loin, haut et fort entre Africains

Mohamed Methqal a, dans ce sens, fait remarquer que ‘’l’Initiative Royale Atlantique a annoncé trois objectifs majeurs, à savoir la stabilité, la prospérité et le rayonnement de cette zone’’, avec une attention particulière portée à l’élément humain. Et de souligner en outre que les progrès réalisés par le Maroc, sous la direction éclairée de SM le Roi, notamment en matière de développement humain, sont une source d’inspiration et peuvent être partagés dans le cadre de l’esprit de solidarité et de co-construction prôné par le Souverain. Il a mis en avant l’importance de capitaliser sur les réalisations du Maroc dans le domaine de l’Afrique Atlantique, insistant sur le fait que la stratégie du Maroc repose sur une feuille de route ambitieuse et volontariste. Avec des projets structurants visant à accélérer le co-développement, l’intégration régionale et la croissance économique de ces pays.

Dans le même ordre d’idées, Mohammed Loulichki, Senior Fellow au PCNS, a fait remarquer que l’initiative Royale ‘’consiste non seulement à fédérer, sur le plan de l’intégration économique et du développement, des pays africains riverains de l’Atlantique, mais également à associer les pays enclavés du Sahel à cette dynamique’’.

Aux yeux de M. Loulichki, ‘’l’objectif de l’Initiative est de répondre à cette fatalité géographique qui frappe les pays enclavés’’ qui sont de surcroît confrontés à des défis majeurs liés à l’instabilité, aux conflits et au sous-développement. Cette initiative ‘’vise ainsi à établir un pont entre ce groupement de pays africains de l’Atlantique et ce prolongement saharien du niveau de Sahel’’, a-t-il poursuivi. Notant qu’une telle démarche ‘’détruit cette vision artificielle qui divise l’Afrique en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne’’. ‘’L’opportunité est ainsi offerte aux pays concernés pour favoriser leur stabilisation, les faire sortir des zones de conflit et leur offrir de nouvelles perspectives de développement et économique’’, a-t-il dit.

Pour sa part, Rachid El Houdaigui (Senior Fellow au Policy Center for the New South) s’est attardé sur les différents paramètres définissant l’espace Atlantique, ainsi que les enjeux endogènes et exogènes susceptibles de ‘’faire basculer cet espace dans le jeu des rivalités’’.

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