New York (© 2026 Afriquinfos)- Quelques jours après avoir rencontré à Washington les ambassadeurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger, les États-Unis ont lors d’une session d’information du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), donné des clés de solution aux pays du Sahel pour lutter contre le terrorisme.
D’après l’ambassadeur Jeffrey Bartos, représentant des États-Unis pour la gestion et la réforme de l’ONU, il est impératif d’encourager une meilleure coordination au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et leurs voisins côtiers. ‘’Le manque actuel de coordination ne fait que servir les intérêts des organisations terroristes opérant dans la région, qui exploitent sans relâche ces fractures politiques’’, a-t-il relevé lors de son allocution en marge de la session, tout en mettant un accent sur le professionnalisme avec lequel fonctionnent désormais ces organisations.
‘’Chers collègues, alors que nous sommes réunis aujourd’hui, le terrorisme continue de bouleverser et de briser profondément la vie de millions de personnes au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Les dernières attaques sont plus sophistiquées, mieux coordonnées et gagnent en intensité’’, a également dénoncé Jeffrey Bartos.
Afin de combattre le fléau, l’officiel de la maison blanche a exhorté les États du Sahel et leurs voisins côtiers d’Afrique de l’Ouest à mettre de côté leurs divergences et à rechercher une réponse unifiée et coordonnée au terrorisme, qui comprend la coopération militaire et le partage de renseignements, dans le respect de l’État de droit et des droits humains.
‘’Il est essentiel que les Africains s’approprient la situation sécuritaire régionale en montant une riposte coordonnée entre tous les pays de la région. Quant à nous, les États-Unis, nous continuerons à travailler avec nos partenaires régionaux pour lutter contre ces menaces communes’’, a-t-il laissé entendre.
Par ailleurs, ‘’les États-Unis condamnent avec la plus grande fermeté tous les attentats terroristes, notamment ceux perpétrés le 25 avril au Mali et celle du 18 juin contre l’aéroport de Niamey, au Niger. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes’’, a poursuivi le diplomate américain devant le Conseil.
Jeffrey Bartos a exigé que les auteurs des attentats perpétrés, notamment le JNIM, affilié à al-Qaïda, Daech-Sahel, Daech-Afrique de l’Ouest, Boko Haram, ainsi que tous les autres groupes terroristes opérant dans la région, rendent des comptes.
A travers sa voix, M. Bartos a réaffirmé combien les États-Unis restent attachés à un engagement constructif avec tous les pays de la région. ‘’Au début du mois, notre sous-secrétaire d’État a rencontré à Washington les ambassadeurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger, afin de réaffirmer l’engagement des États-Unis à travailler avec ces pays dans le respect de leur souveraineté et afin de faire progresser nos intérêts mutuels’’, a-t-il rappelé.
Selon l’Ambassadeur, la crise actuelle au Soudan continue d’entraîner des répercussions considérables sur la paix et la sécurité dans l’ensemble du Sahel. C’est en ce sens que ‘’les États-Unis appellent les belligérants au Soudan à s’engager immédiatement à respecter une trêve humanitaire sans conditions. Il n’existe pas de solution militaire à ce conflit. Le peuple soudanais ne peut plus attendre et mérite mieux’’, a conclu le diplomate américain.
Vignikpo Akpéné



