Le Togo à la manoeuvre pour accélérer sa coopération judiciaire avec la France via Pâcome Adjourouvi 

Afriquinfos Editeur
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Pacôme Yaovi Adjourouvi, et Gerald Darmanin (DR)

Paris (© 2026 Afriquinfos)- Une rencontre s’est tenue ce mercredi 12 mai 2026, à Paris entre le ministre de la Justice togolais, Pacôme Yaovi Adjourouvi, et son homologue français Gérald Darmanin. Elle s’inscrit dans la dynamique insufflée par la visite de Jean-Noël Barrot à Lomé en avril dernier, première visite d’un chef de la diplomatie française à Lomé depuis vingt ans. Au cœur des échanges entre les deux hommes : la coopération judiciaire entre Lomé et Paris.

’Ravi d’avoir pu échanger aujourd’hui avec le ministre de la Justice togolais, Pacôme Yaovi Adjourouvi, sur la coopération judiciaire entre nos deux pays. Face au terrorisme et aux ingérences notamment, la France se tient aux côtés du Togo’’, a écrit le ministre français de la Justice Gérald Darmanin, dans un tweet, après sa rencontre avec son homologue togolais Pacôme Yaovi Adjourouvi.

Le Togo fait face depuis plusieurs années à des incursions jihadistes à ses frontières nord, alimentées par la déstabilisation du Sahel. Dans ce contexte, la coopération judiciaire avec la France, qui dispose d’une expertise reconnue dans la lutte contre le financement du terrorisme, le suivi des combattants étrangers et la gestion des dossiers de radicalisation, représente un atout précieux pour Lomé.

La référence aux « ingérences » dans la déclaration de Darmanin est également significative illustre une préoccupation partagée par les deux pays face aux tentatives de déstabilisation de régimes étrangers qui ciblent les États africains alliés de la France et cherchent à fragiliser leurs institutions judiciaires et sécuritaires.

Outre la coopération opérationnelle, la France accompagne le Togo dans la modernisation de son système judiciaire.

Des programmes de formation des magistrats togolais sont régulièrement organisés,  en France et sur place, avec l’appui de l’École nationale de la magistrature (ENM) française. Des échanges portent également sur la réforme des codes de procédure, la lutte contre la corruption et le renforcement de l’indépendance de la justice.

V.A.