Le Parlement européen se penche sur le cas de l’Irlandais Aziz Goma détenu au Togo depuis 2017

Afriquinfos Editeur
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Siège du Parlement européen (DR, JDD)

Strasbourg (© 2025 Afriquinfos)- Les députés européens se sont réunis le jeudi 11 septembre pour une session plenière au cours de laquelle ils ont adopté trois résolutions d’urgence sur Chypre, le Rwanda et le Togo. Sur ce dernier pays, c’est le cas de Abdoul Aziz Goma, un citoyen de nationalité irlandaise et togolaise detenu dans le pays depuis 2017, qui a été évoqué. Les eurodéputés ont appelé à sa «libération immédiate ».

Dans le communiqué issue de cette session plenière, les députés européens ont exigé que « Abdoul Aziz Goma, citoyen de nationalité irlandaise et togolaise, doit être libéré immédiatement et sans condition » Le citoyen irlando Togolais a été arrêté à Lomé Apour avoir « assisté les manifestants locaux dans le cadre de manifestations précédant les élections », M. Goma a été condamné en février 2025 à dix ans de prison « au terme d’un procès d’une journée », aux côtés de treize autres personnes. Les euro-députés tout en dénoncant dénonce un verdict rendu « dans un contexte de graves préoccupations quant au caractère équitable de la procédure », condamnent dans leur note, « sa détention prolongée au secret et les actes de torture dont il est victime, et demandent aux autorités togolaises de faciliter son évacuation sanitaire d’urgence et d’annuler sa condamnation ».

Dans le texte, les députés invitent les autorités togolaises à réformer le système pénitentiaire du pays, soulignant les conclusions du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et du comité des Nations unies contre la torture. Il exhortent le Togo à garantir que la liberté de réunion et d’expression soient protégées dans le pays. Ils ajoutent que « les arrestations arbitraires de citoyens, en particulier d’activistes de la société civile, amoindrissent la confiance de la population envers les institutions et accentuent les tensions politiques ». « Emprisonner arbitrairement et torturer des opposants politiques ou des individus considérés comme critiques envers le gouvernement ébranle l’État de droit et la gouvernance démocratique au Togo » , soulignent les députés.

S.B.