Le FMI exhorte les pays africains exportateurs d’or noir à tirer profit, via cette recette, de la crise au Moyen-Orient

Afriquinfos Editeur
3 Min de Lecture
Rapport sur les perspectives économiques régionales ( FMI eLibrary, DR)

Luanda (© 2026 Afriquinfos)- Alors que la crise qui prévaut au Moyen-Orient fait le bonheur des pays exportateurs de pétrole en Afrique subsaharienne, le Fonds Monétaire International (FMI) a présenté son « Rapport sur les perspectives économiques régionales ». Dans le document, l’institution exhorte les pays concernés à une gestion équilibrée et efficiente de leurs excédents de ressources notamment pour reconstruire leur politique économique et renforcer leurs réserves de change.

Présents à Luanda dans le cadre de la présentation de son rapport sur les Perspectives économiques régionales, des responsables du FMI ont adressé des recommandations aux pays africains exportateurs de pétrole. Profitant de la crise qui a court au Moyen-Orient et à la flambée des prix du pétrole brut, ces pays font des recettes exceptionnelles.

Selon l’institution de Bretton Woods, l’heure n’est pas à la gabegie. Elle a suggéré à l’Angola et aux autres pays de la région d’utiliser leurs excédents de ressources pour reconstruire leur politique économique et renforcer leurs réserves de change. Le FMI a en outre proposé de trouver un équilibre entre la réponse aux chocs et la poursuite des réformes, notamment en matière de politique monétaire, en maintenant des taux d’intérêt restrictifs dans les pays connaissant une forte inflation afin d’ancrer les anticipations.

Deux autres recommandations portent sur la politique budgétaire et le renforcement de la protection sociale. Dans le premier cas, le FMI appelle à maintenir l’assainissement des finances publiques pour garantir la viabilité de la dette, en particulier dans les pays africains lusophones (PALOP). Dans le second cas, les pays importateurs disposant de capacités budgétaires limitées, devraient réorienter leurs dépenses vers un soutien social plus efficace et ciblé aux populations vulnérables.

Notons que son rapport sur les Perspectives économiques régionales, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un taux de croissance économique d’environ 4,3 % pour l’Afrique subsaharienne en 2026. Cela représente une légère révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport au taux de croissance de 4,5 % en 2025. Ce repli s’explique par l’impact des chocs externes et des conflits géopolitiques.

S.B.