Le Centre méditerranéen pour le développement éclaire sur l’initiative de l’Alliance Atlantique à Cotonou

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La session sur l'initiative de l'Alliance Atlantique à Cotonou (DR-Hespress)

Cotonou (© 2026 Afriquinfos)- Cotonou, la Capitale béninoise a abrité le 7 août dernier, une conférence de haut niveau dédiée aux atouts stratégiques de l’Initiative Atlantique Royale.  Axée sur le thème « Développement des pays côtiers et désenclavement du continent : une lecture par le nexus développement-climat-sécurité », la rencontre était initiée par le Centre méditerranéen pour le développement (MEDEV), un think tank marocain.

Cette rencontre a réuni des acteurs clés de la société civile continentale pour examiner l’interdépendance entre États côtiers et pays de l’intérieur, la sécurité alimentaire, la stabilité territoriale et le rôle moteur de la jeunesse.

L’enjeu est de taille : les 23 États africains riverains de l’Atlantique représentent 46% de la population du continent et 55 % de son PIB, leurs infrastructures portuaires constituant les poumons commerciaux des pays enclavés. Les participants ont, à cet effet, salué la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, notamment le projet d’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique.

Najib Somoue, économiste, Président et membre fondateur du MEDEV, a souligné la portée fédératrice de cette dynamique. « La dynamique atlantique portée par le Maroc crée une opportunité de renforcer non seulement la coopération entre les États, mais également les liens entre les sociétés civiles africaines », a-t-il dit.

Et d’ajouter que « l’Initiative royale pour l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique constitue un cadre fédérateur pour développer des coopérations autour des compétences, de la jeunesse, de la résilience territoriale et de l’intégration régionale ».

S’exprimant sur l’impact agricole et économique, Azizou El Hadj Issa, ancien ministre béninois de l’Agriculture et président du Conseil des sages de la Coalition pour l’Éléphant d’Afrique, a, pour sa part, mis en avantles synergies régionales.

Pour lui, « l’ouverture de nouveaux accès à l’Atlantique peut renforcer les complémentarités entre les pays côtiers et les pays de l’intérieur, notamment dans les domaines agricole et alimentaire. L’Initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI offre, à cet égard, une perspective importante pour sécuriser les approvisionnements, faciliter l’accès aux intrants et élargir les débouchés pour les producteurs de la région ».

Sur le plan de la gouvernance et de la méthodologie, Degny Virgile, statisticien et planificateur, a rappelé la nécessité d’une approche transversale. Il a en ce sens souligné que « le nexus développement-climat-sécurité ne peut devenir operational que si la planification rapproche des données qui sont encore trop souvent traitées séparément. Mieux mesurer les vulnérabilités, les besoins en infrastructures et les capacités productives permet d’anticiper les risques et de mieux cibler l’action publique ».

En marge de ce panel, le MEDEV, Afrique Espérance & Développement et la Coalition pour l’Éléphant d’Afrique ont scellé leur engagement par la signature d’un mémorandum d’entente.

Cet accord établit un cadre formel de coopération axé sur la production conjointe de notes d’orientation, l’organisation d’ateliers et des programmes d’apprentissage entre pairs.

Un volet prioritaire est spécifiquement dédié à l’Afrique Atlantique, englobant la connectivité, l’accès à la mer des pays de l’intérieur, l’économie bleue, la sécurité maritime et la transition énergétique.

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