Les casques bleus sud-africains ne sont soumis à aucune menace de la part des rebelles qui ont pris Goma, une ville clé dans l'est de la RDC, a affirmé le porte-parole de la SANDF Xolani Mabanga.
Il a fait cette remarque après que deux casques bleus sud-africains aient été blessés la semaine dernière par des éclats d'obus, qui semblaient être des restes provenant d'une bataille entre l'armée de la RDC et les rebelles.
Les casques bleus sud-africains, dont le nombre est estimé à 1 000, font partie de la force de maintien de la paix en RDC, évaluée à 6 700 membres.
Mardi, les rebelles M23 ont pris le contrôle de Goma, forçant l'armée de la RDC à se retirer, laissant les troupes de la MONUSCO seuls face aux rebelles.
La mission de l'ONU n'a pas comme mandat officiel d'affronter les rebelles M23, et à la connaissance de la SANDF, les rebelles M23 ne considèrent pas la MONUSCO comme un ennemi, a fait savoir M. Mabanga dans un communiqué.
Il a indiqué que l'Afrique du Sud n'avait pas décidé d'évacuer ses soldats de Goma, tel qu'insinué par des reportages médiatiques.
L'évacuation est une décision qui revient au commandant de la force de la MONUSCO, a-t-il ajouté.
La MONUSCO contrôle toujours l'aéroport de Goma, au cas où une évacuation des soldats s'avère nécessaire, a précisé M. Mabanga.


