L'ICG donne une "évaluation équilibrée et réaliste" des "forces et faiblesses" socio-économiques de l'Afrique du Sud, estime l' association professionnelle sud-africaine Business Unity South Africa (BUSA).
Cet indice montre que l'Afrique du Sud a perdu une place, arrivant en 53ème position, dans l'indice classant 148 pays du monde entier.
Ce rapport évalue les conditions de compétitivité de 148 économies, donnant un aperçu des moteurs de leur productivité et de leur prospérité.
"Malgré les faiblesses identifiées dans cette enquête, l' Afrique du Sud reste une économie dominante du continent africain, même si elle cède à Maurice la première place des pays d'Afrique sub-saharienne", a déclaré le conseiller politique spécial du BUSA Raymond Parsons dans un communiqué.
L'Afrique du Sud est classée à la 53ème place cette année, mais elle a atteint la 35ème position du classement il y a plusieurs années, rappelle le BUSA.
Il est essentiel que l'Afrique du Sud s'interroge sur les causes de cette perte de compétitivité au niveau mondial, a déclaré M. Parsons.
Les différents éléments de l'ICG sont dans une large mesure conformes aux diagnostics et au cadre du Plan de développement national (NDP) de l'Afrique du Sud, ainsi qu'aux autres études sur l'économie sud-africaine.
"Les développements externes comme internes contribuent à expliquer pourquoi la performance macroéconomique sud-africaine, l' un des points forts du pays dans les années passées, a encore chuté du 69ème au 95ème rang", indique le communiqué.
"Un facteur contribuant à cela pourrait être la mesure dans laquelle l'économie sud-africaine s'est montrée incapable d'éviter complètement l'impact négatif de certaines tendances économiques mondiales récentes", a ajouté M. Parsons.
D'après le BUSA, les mauvaises notes de l'Afrique du Sud comprennent le gâchis perçu dans les dépenses publiques et le détournement de fonds publics, qui restent préoccupants, ainsi que la sécurité qui demeure un point d'inquiétude majeur pour les entreprises.
"Les questions relatives au marché du travail telles que l'éducation, les relations avec la main d'oeuvre et d'une manière générale l'efficacité du marché du travail, sont largement négatives. Le BUSA est d'accord sur le fait que renforcer les niveaux d'éducation et l'efficacité et la stabilité du marché du travail sont des facteurs essentiels face aux défis actuels du chômage", déclare M. Parsons.



