Cette déclaration a été faite par le président sud-africain Jacob Zuma lors du débat général de l'Assemblée générale des Nations unies qui a débuté mardi matin.
"La situation au Moyen-Orient continue d'être une source de préoccupations pour nous, surtout en ce qui concerne la question israélo-palestinienne", a-t-il souligné, avant d'ajouter : "Les Nations unies doivent jouer un rôle central et décisif dans les efforts menés pour résoudre ce conflit ancien dans cette région".
L'Organisation des Nations unies fait partie du Quartette, un groupe diplomatique comprenant également l'Union européenne, les Etats-Unis et la Russie, qui s'efforce de promouvoir le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.
"Tout acte d'agression ou de violation du droit international doit être condamné sans équivoque et de façon systématique par l'ONU", a-t-il martelé. "Dans notre rôle onusien, nous ne pouvons condamner les uns avec force quand par ailleurs nous restons accommodants avec d'autres", a-t-il poursuivi.
"En tant que Sud-Africains, nous restons attachés à la solution à deux Etats basée sur les frontières de 1967, avec la Palestine et Israël coexistant côte à côte dans la paix", a-t-il affirmé.
La solution à deux Etats, qui bénéficie d'un large soutien au sein de la communauté internationale, signifie qu'Israël, en sécurité, vit en paix aux côtés d'un Etat palestinien indépendant.
"Laissez-moi aussi souligner que l'Afrique du Sud soutient pleinement la candidature de la Palestine à un statut de membre à part entière aux Nations unies", a-t-il rappelé. "Il est inacceptable que, jusqu'à aujourd'hui, la Palestine ne fasse pas partie des membres de l'ONU. Nous espérons que cette affaire se conclura bientôt de façon positive", a-t-il ajouté.
La Palestine a réussi à adhérer l'an dernier à l'UNESCO, malgré la levée de boucliers des Etats-Unis et d'Israël.



