Ban Ki-moon salue la résolution du Conseil de sécurité sur le Soudan du Sud

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"Le secrétaire général salue l'adoption aujourd'hui par le Conseil de sécurité de la résolution 2155 (2014) sur le Soudan du Sud, qui a recentré les priorités du mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) sur la protection des civils, le suivi de la situation des droits de l'Homme et la facilitation de l'acheminement de l'aide humanitaire", selon un communiqué publié par le porte-parole de M. Ban.

Dans la résolution adoptée à l'unanimité mardi après-midi, les 15 membres du Conseil de sécurité ont décidé de prolonger le mandat de la MINUSS jusqu'au 30 novembre 2014 et l'ont autorisé à user de "tous les moyens nécessaires" pour s'acquitter de la protection des civils, pour suivre et enquêter sur la situation des droits de l'Homme, pour créer des conditions propices à l'acheminement de l'aide humanitaire et pour accompagner la mise en oeuvre de l'Accord de cessation des hostilités.

De plus, la résolution confirme l'augmentation des effectifs de la MINUSS que le Conseil avait temporairement autorisée dans une résolution datée du 24 décembre 2013, ce qui portera les effectifs de la composante militaire à 12 500 hommes (contre 7 500 actuellement) et ceux de la composante de police à 1 323 hommes (contre 900 actuellement).

Dans son communiqué, M. Ban a souligné l'importance du nouveau mandat de la MINUSS pour la paix et la sécurité au Soudan du Sud et a demandé à ce que "tous les efforts soient mis en oeuvre par les parties prenantes potentielles afin de déployer tous les militaires, tous les policiers et toutes les unités de soutien à la mission dans les plus brefs délais".

Le chef de l'ONU a également rappelé aux parties concernées leur responsabilité primordiale de protéger les civils de la violence et de mettre fin à l'impunité.

La violence ravage le Soudan du Sud depuis la mi-décembre 2013, quand des combats ont éclaté à Juba, la capitale du pays, entre des soldats loyaux au président Salva Kiir et des forces ralliées à Riek Machar, l'ancien vice-président.

Les combats se poursuivent dans différentes parties du pays malgré la signature en janvier d'un accord de cessation des hostilités entre les principales parties impliquées dans ce conflit. Les deux parties ont signé un nouvel accord de cessez-le-feu le 9 mai, mais les violations de ces accords se poursuivent.