Ban Ki-moon croit en la victoire sur le paludisme

Afriquinfos Editeur
3 Min de Lecture

« Depuis l’adoption, en 2000, par les chefs d’État et de gouvernement des "Objectifs du Millénaire pour le développement", un vaste partenariat de gouvernements, d’entités des Nations Unies, d’associations philanthropiques et d’entreprises s’est constitué pour protéger des centaines de personnes du paludisme (…) Ce qui a permis d’éviter plus d’un million de décès », décrit Ban Ki-moon en présentant le tableau de la maladie dans le monde.

« L’objectif du Millénaire consistant à arrêter et inverser la progression du paludisme se concrétise, 50 pays étant en voie de réduire d’ici à 2015 la charge de morbidité du paludisme de 75 % au moins. Des difficultés majeures subsistent cependant. Le paludisme continue de prélever un très lourd tribut dans les pays les moins avancés –principalement en Afrique – et des millions de personnes n’ont toujours pas accès à des interventions vitales », a détaillé ce diplomate sud-coréen en focalisant ses interventions sur le continent noir. « En Afrique, un enfant succombe chaque minute au paludisme. Du fait de la faiblesse des systèmes de surveillance, de nombreux cas sont insuffisamment déclarés, et les gouvernements et l’Organisation mondiale de la Santé disposent de trop peu d’informations sur les zones impaludées et l’évolution des tendances, malgré les améliorations enregistrées dans la collecte de données », déplore le numéro un de l’Onu. En mettant en avant un nouvel élément : « L’apparition d’une résistance du parasite paludique aux médicaments et celle des moustiques aux insecticides entrave l’action de lutte contre une menace qui pèse en permanence sur les vies et la productivité des Etats », renforce M. Ki-moon.

« Récemment, le financement mondial de la lutte contre le paludisme est entré dans une phase de stagnation. Malgré l’obtention de la moitié des ressources nécessaires à l’élimination presque totale du nombre de décès imputés au paludisme d’ici à 2015, date limite à laquelle l’objectif doit être atteint, il reste encore à combler un déficit de près de 5 milliards de dollars par an », brosse par ailleurs le premier responsable onusien, en évoquant les urgents chantiers à ouvrir pour freiner le mal.

« Pour empêcher le paludisme de ressurgir et pour continuer d’alléger les souffrances, surtout dans les 10 pays où la charge de morbidité du paludisme est la plus élevée, la communauté internationale doit fournir le financement nécessaire pour protéger tous les groupes à risque et appuyer la recherche et l’innovation en vue d’élaborer de nouveaux outils », plaide Ban Ki-moon. «La reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme doit être une priorité », précise-t-il.

Afriquinfos