Info panafricaine/Faits notables à noter dans ces sept derniers jours

Afriquinfos Editeur
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CAN 2015 : Comptes et mécomptes

 C’est avec une satisfaction presqu’inattendu que Malijet a annoncé la participation du Mali à la prochaine CAN. « Les aigle du Mali seront bel et bien du rendez-vous équato-guinéen », titre le journal dans sa livraison du jeudi. Pour le journal, les efforts conjugués des uns et des autres ont permis cette qualification inespérée.

 En Guinée, la qualification du Syli national est saluée par le gouvernement qui a aussi remercié le Maroc pour avoir prêter ses terrains. « Le gouvernement tient à féliciter l’encadrement technique, la Fédération guinéenne de football et le ministère des Sports pour la qualité de la gestion de ces compétions à l’extérieur. Il tient particulièrement à remercier Sa Majesté le roi Mohamed VI et le peuple marocain pour avoir accueilli les matchs de la Guinée durant ces phases éliminatoires de la CAN à un moment où la stigmatisation par rapport à la fièvre hémorragique à virus Ebola empêchait notre pays de recevoir ses adversaires sur son terrain », relate guinéeconakry.info.

 La non-participation du Togo en Guinée-Equatoriale 2015 a été diversement appréciée. Dans une sorte de bilan, le journal l’Alternative a dans ses colonnes du vendredi situé les responsabilités dans la débâcle des Eperviers avec des avalanches des buts encaissés. Le journal a fait un diagnostic de ce qui n’a pas marché entre autres, une « défense à l’eau, une attaque en manque d’inspiration » et la fédération comme la principale responsable. Le bihebdomadaire L’Union pour la patrie de son côté relativise et titre. «  Le Togo out mais l’Afrique francophone bien représentée en Guinée-équatoriale ». Le journal fait observer que « Le Togo ne sera pas à la prochaine coupe d’Afrique des nations…mais la compétition va avoir un fort accent francophone avec la qualification des équipes du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la RD Congo, du Burkina Faso… ».

Togo : Dans l’air du temps

 Les velléités de tripatouillage des Constitutions suscitent des réactions et des actions en Afrique surtout avec les récents événements au Burkina Faso. Au Togo, deux marches on tenu le haut du pavé ce vendredi. Il s’agit de celle de l’opposition réunie dans CAP 2012 et celle des militants du parti UNIR au pouvoir. En sa manchette du 21 novembre, l’Alternative titre : « Conviction et détermination derrière CAP 2015 Vs Billets de banque, sacs de riz à UNIR et ses associations. Le site du gouvernement togolais republicoftogo pour sa part ironise sur la marche de l’opposition : « Difficile de tenir le CAP ». Selon le journal, « En dépit de l’interdiction, les militants du CAP 2015, regroupement de plusieurs petits partis et de l’ANC, ont tenté vendredi sans succès de rejoindre l’esplanade du Palais des  congrès de Lomé, siège de l’Assemblée nationale placée pour l’occasion sous haute protection policière ».

 Burkina: Kafando ouvre sa page transitoire
 

«La cérémonie d’investiture du nouveau président de la transition a eu lieu sous haute pompe dans la soirée du 21 novembre 2014 au Palais des sports de Ouaga 2000.Plusieurs chefs d’Etat de la sous-région à savoir celui du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Ghana, du Sénégal, Benin ont pris part à ce sacre du chef de la transition politique burkinabè. Les présidents ivoirien et togolais se sont fait représenter par leur ministre des Affaires étrangères. L’acte symbolique de passation de charges entre le président sortant le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida et l’entrant Michel Kafando a donné les pleins pouvoirs au président de la transition pour présider les destinées des Burkinabè », a relaté le site aouaga.com dans sa livraison d’hier.

 Pour Le Pays, il y a « nécessité d’une réconciliation nationale ». « Du courage, il en faudra car la tâche est à la dimension des attentes du peuple burkinabè, c’est-à-dire énorme ; il faudra par exemple très rapidement entamer de façon juxtaposée une réconciliation nationale et la réouverture des dossiers judiciaires des anciens caciques jadis au pouvoir. Tâches contradictoires mais toutes deux nécessaires. Bon courage M. le Président ! », encourage-t-il.

 Valls  initiation

 «Manuel Valls effectue sa première visite en Afrique subsaharienne en Afrique depuis son entée en fonction à Matignon. A  Ndjamena ce samedi et à Niamey dimanche, il rendra visite aux troupes françaises de l’opération Brakhane, qui luttent contre le terrorisme au Sahel » a rapporté rfi.fr. «  En déplaçant à Ndjamena et à Niamey, Manuel Valls veut se rendre compte lui-même de ce que représente le dispositif de l’opération Barkhane. Il souhaite être au contact des troupes françaises-plus de 3000 hommes au Tchad et près de 500 au Niger- en discutant avec eus et en partageant même l’un de leur repas. A Matignon, on insiste sur la volonté manifestée par le Premier ministre de découvrir « visuellement » les bases militaires françaises dans cette zone particulièrement sensible », précise le journal en ligne.

 

Anani GALLEY