Industrie spatiale africaine: Pionniers et nouvelles puissances émergentes à l’horizon 2030 

L’Agence spatiale africaine chiffre l’économie spatiale du continent à 22 milliards de dollars en 2026, avec une projection à 35 milliards d’ici 2030.

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Industrie spatiale africaine: Pionniers et nouvelles puissances émergentes à l'horizon 2030
Un panel animé lors-de la 5è NewSpace Africa Conference (photo, DR).

Libreville (© 2026 Afriquinfos)- Après Abidjan, Nairobi, Luanda et Le Caire, c’est à Libreville au Gabon que s’est tenue du 20 au 23 avril 2026, la 5ᵉ édition de la ‘NewSpace Africa Conference (NSAC 2026)’, l’un des plus grands rendez-vous africains dédiés à l’innovation spatiale, aux satellites, à la gouvernance numérique et aux nouvelles technologies.

Organisée sous le thème ‘’Croissance inclusive : élargir les bénéfices de l’espace à tous les Africains’’, la Conférence spatiale africaine a abordé des sujets très concrets. Cela va de la sécurité alimentaire aux prévisions climatiques, en passant par la connectivité rurale. L’Agence spatiale africaine chiffre l’économie spatiale du continent à 22 milliards de dollars en 2026, avec une projection à 35 milliards d’ici 2030.

Cependant, les participants l’ont reconnu d’emblée, l’Afrique reste largement consommatrice de technologies qu’elle ne produit pas. Seuls quelques pays, Afrique du Sud, Nigeria, Rwanda, Égypte, ont des programmes spatiaux qui tiennent la route. Les autres peinent à suivre, faute de budgets, de compétences techniques ou d’engagement politique.

Prenant la parole lors de cette ouverture solennelle, Dr Tidiane Ouattara, Président du Conseil d’Administration de l’Agence Spatiale Africaine, a livré un discours sur l’avenir du continent dans l’économie spatiale mondiale. Il a salué le leadership du Gabon et rappelé que la conférence NewSpace Africa est bien plus qu’un simple événement.

Pour lui, ‘’la conférence NewSpace Africa n’est pas un événement ordinaire : c’est la principale plateforme continentale qui discute de la gouvernance, de la politique, de la stratégie et de la programmatique en ce qui concerne le spatial’’.

Il ajoute que, l’Afrique entre dans un moment décisif de son histoire technologique: «Space is a business. Nous ne sommes plus dans une économie du prestige. Nous sommes dans une économie du résultat». Dr Ouattara a également lancé un appel à l’action collective : ‘’l’Afrique est prête, non pas à participer, mais à diriger. Non pas à recevoir, mais à co-créer’’.

La création de l’Africa Space Expo (ASPEX)

En marge des débats, le directeur général de Space in Africa a annoncé la création de l’Africa Space Expo (ASPEX), dont la première édition se tiendra à Abidjan en septembre 2026. Un signal que le secteur veut produire des contrats, pas seulement des déclarations d’intention. La Conférence a aussi accouché d’une annonce concrète : la création de l’Africa Space Expo (ASPEX), dont la première édition se tiendra à Abidjan en septembre 2026. Ainsi le secteur prend acte que les déclarations d’intention ne suffisent plus.

Le responsable africain a rappelé les bénéfices concrets des technologies spatiales pour les populations : observation de la Terre pour l’agriculture et l’environnement, télécommunications pour connecter les zones isolées, navigation pour sécuriser les transports, et recherche scientifique pour stimuler l’innovation dans la santé et l’industrie. Selon lui, pour devenir une véritable puissance spatiale, l’Afrique doit investir dans ses infrastructures, ses talents, sa recherche et ses partenariats internationaux.

À l’occasion de cette conférence, les autorités gabonaises ont annoncé la finalisation prochaine de la politique et de la stratégie spatiale nationale. Une étape majeure qui vise à structurer durablement le secteur et à renforcer la souveraineté technologique du pays.

Avec NSAC 2026, Libreville se positionne ainsi comme un carrefour du spatial africain, où se dessinent les futures alliances, innovations et ambitions du continent.

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