Le gouvernement sud-africain réclame le respect des lois pendant les grèves

Afriquinfos Editeur
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« Le gouvernement reconnaît que dans une démocratie les travailleurs ont le droit de faire grève, toutefois ce droit doit être exercé de manière non-violente et dans le plein respect de la loi », a déclaré à Pretoria la porte-parole du gouvernement, Phumla Williams.

Cet appel du gouvernement survient alors qu'a débuté en septembre la « saison des grèves », époque de l'année où sont renégociés un grand nombre de contrats sectoriels. On voit souvent les travailleurs et les chômeurs descendre dans les rues lors de la « saison des grèves ».

Ces dernières semaines, des grèves se sont déclarées dans de nombreux secteurs tels que l'automobile, la construction ou les mines d'or. Il est possible que d'autres les stations-service et le secteur des télécommunications rejoignent le mouvement de grève nationale à partir de la semaine prochaine.

 Le gouvernement sud-africain est préoccupé par l'impact que pourrait avoir une propagation de ces grèves sur l'économie nationale déjà affectée par le ralentissement économique mondial. « Il en va de la responsabilité des dirigeants syndicaux, des employeurs et des services de sécurité publique de veiller à ce que la loi soit respectée et les actes de provocation évités», a déclaré Mme Williams.

Le 16 août 2012, les grèves dans la mine de platine de Marikana dans la province du Nord-Ouest ont dégénéré en fusillade avec la police, faisant 34 morts et 78 blessés parmi les mineurs. Il s'agit du conflit le plus sanglant entre les travailleurs et la police depuis la fin de l'apartheid en 1994.

Mme Williams a appelé toutes les parties prenantes à intensifier leurs efforts pour parachever les négociations le plus tôt possible. « Nous devons éviter les disputes prolongées», a-t-elle mis en garde. Entre tous les secteurs, l'industrie minière est la principale force motrice de la croissance économique sud-africaine.

 Près de 80.000 mineurs du secteur aurifère ont entamé une grève en début de ce mois, réclamant des augmentations de salaire de 60 % à 150 %. On estime que le secteur aurifère perd 760 kg de production par jour du fait de cet arrêt de l'activité, ce qui équivaut à 30  millions de dollars par jour, selon le porte-parole du secteur aurifère Charmane Russell.