Global Index 2026 du Terrorisme: États africains se situant le plus dans le collimateur des violences

C’est une tendance à la baisse que l’on constate dans l’Indice global du terrorisme 2026, mais l’Afrique, notamment sa partie subsaharienne, reste l’épicentre du terrorisme dans le monde.

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Global Index 2026 du Terrorisme: États africains se situant le plus dans le collimateur des violences
Indice Global du terrorisme en 2026 (DR, info-cooperazione.it).

Ouagadougou (© 2026 Afriquinfos)- C’est une tendance à la baisse que l’on constate dans l’Indice global du terrorisme 2026, mais l’Afrique, notamment sa partie subsaharienne, reste l’épicentre du terrorisme dans le monde. Avec des attaques meurtrières et un enracinement des groupes terroristes.

Le Global Index 2026 du terrorisme fait ressortir une baisse considérable des attaques terroristes dans le monde en 2025. Thomas Morgan, auteur principal de l’Indice indique: «En 2025, nous avons constaté la plus grande réduction de terrorisme d’une année à la suivante…Le nombre de décès a baissé de 28 %, le nombre d’attaques de 22%, et la majorité de cette baisse a eu lieu en fait en Afrique subsaharienne, dit-il. Si vous considérez un pays tel que le Burkina Faso, qui était au cœur d’une très forte activité terroriste au cours des dernières années, la baisse de décès a été en fait d’environ 45% l’an dernier», précise l’associé de recherche principal de l’Institute for Economics and Peace.

On retient de cette analyse que malgré la baisse des attaques terroristes, l’Afrique subsaharienne concentre la majorité des exactions liées au terrorisme.  En 2025, six des dix pays les plus affectés par le terrorisme étaient en Afrique, selon l’indice. Les vingt attaques terroristes les plus meurtrières ont toutes eu lieu en Afrique.

Quatre des dix premières, y compris les trois premières, se sont produites au Burkina Faso. Le Nigeria et la République démocratique du Congo ont enregistré en 2025 une hausse du nombre de décès causés par le terrorisme.

L’Indice global du terrorisme 2026 révèle également un autre paradoxe. La baisse des attaques terroristes en Afrique notamment dans le Sahel rime étrangement avec l’enracinement des groupes terroristes. Le chercheur sahélien Alidou Werem déclare au magazine Africa Report: «Ce que nous constatons, ce n’est pas une réduction de la capacité djihadiste, mais une transition entre les attaques de frappe et de fuite d’une part, et les systèmes de contrôle d’autre part. Ces groupes ne sont plus simplement des acteurs violents ; ils deviennent des puissances locales intégrées».

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) occupe de vastes territoires dans le centre du Mali et dans les grandes zones rurales du Burkina Faso. «L’emploi stratégique des frontières poreuses et du terrain accidenté par le groupe lui a permis d’éviter les confrontations directes avec les autres groupes et les forces de contre-terrorisme», selon l’indice.

S. B.