Femen : Un procès perdu d’avance pour Amina ?

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Ce sont quatre gardiennes de prison qui ont porté plainte contre Amina et Rabiaâ, une autre co-détenue, pour les mêmes faits.

Amina explique les faits : « Je suis jugée parce que j’ai dénoncé la torture et la violence exercées à l’égard des détenues (…) Les tortionnaires doivent être poursuivis et condamnés. »

Amina a en fait dénoncé via son avocate Radia Nasraoui le fait que des co-détenues aient été contraintes de rester debout pendant cinq heures sous un soleil de plomb, alors que sa co-détenue avait refusé de saluer des gardiennes en signe de protestation. Voici les faits pour lesquels les deux jeunes femmes sont jugées.

Amina n’a pas perdu son esprit rebelle en détention. Elle s’est présentée au procès ce lundi vêtue d’un t-shirt rose transparent tout en exhibant un tatouage sur le bras, alors Rabiaâ, elle, portait le sefsari, voile traditionnel blanc, selon la coutume en Tunisie.

Alors que l’avocat de la défense a demandé l’acquittement et l’annulation des poursuites judiciaires, plaidant de « graves vices de procédure » dans une « affaire montée », le jugement sera rendu le 29 juillet.

En effet, pour l’entourage d’Amina et sa défense il s’agit d’un « acharnement contre une enfant ». Mercredi dernier, Human Rights Watch avait aussi appelé à la libération conditionnelle d’Amina, affirmant qu’elle était détenue pour des « raisons politiques ».