Faso : Avancées et acquis dans la lutte anti-djihadiste depuis 2022 selon Ibrahim Traore

Afriquinfos Editeur
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Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Burkina Faso (DR, burkina24.com)

Ouagadougou (© 2026 Afriquinfos)- Pour marquer la première année de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le Président burkinabè Ibrahim Traoré s’est prêté aux questions de journalistes.  

Celui qui dirige le Burkina Faso depuis le coup d’État de septembre 2022 se targue d’un bilan sécuritaire et économique satisfaisant.

Depuis un an maintenant, les Burkinabès vivent au rythme de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), proclamé par le capitaine Ibrahim Traoré a proclamé, le 1er avril 2025. Une révolution dont il a tenu à rappeler l’essence. Outre la lutte contre l’impérialisme pour laquelle chaque Burkinabè doit s’engager, le président du Faso précise : « Si vous êtes un vendeur de lunettes ou que vous portez des lunettes, en tant que révolutionnaire, vous devriez donc réfléchir à fabriquer ces lunettes ici. Si vous portez des souliers importés, en tant que révolutionnaire vous devriez trouver les coordonnées et tous ceux qui vendent ces souliers pour qu’on puisse créer ici. Si vous êtes révolutionnaire et que vous portez une arme, vous devriez coûte que coûte chercher à fabriquer l’arme ici. C’est ça l’esprit de révolutionner ».

Comme on pouvait s’y attendre, la question sécuritaire a été le point saillant de l’échange entre « IB » et les journalistes. Questionné d’entrée sur le bilan en termes de reconquête du territoire national, le chef de l’État burkinabè a revendiqué une reprise d’initiative des forces armées « Pendant longtemps nous avons été attentistes et c’est l’ennemi qui donnait le rythme de la manœuvre. Mais il y a eu bascule et c’est nous qui avons repris le rythme de la manœuvre et c’est très important. Pour y arriver, il a fallu beaucoup d’efforts en termes de recrutements, d’équipements et surtout de formation (…) nous avons quitté ce carcan de se faire former par les autres, se fair dicter les programmes et les tactiques par les autres. Aujourd’hui, tout est endogène. Ce sont les burkinabès qui conçoivent les programmes en fonction des retours d’expérience sur le terrain. Ce qui fait que nous arrivons à réaliser des prouesses sur le terrain ». Ibrahim Traoré a notamment souligné la reprise de localités comme Pétoli (Nord) et Nadiagou (Est), autrefois sous influence terroriste, les présentant comme les marqueurs d’une reconquête territoriale en cours.

Consécutivement à la reprise de contrôle de plusieurs localités du pays, le président burkinabè a indiqué une baisse des personnes déplacées internes (PDI) dont les chiffres sont passés de plus de 2 millions il y a quelques années à moins d’un million à la date de 1 er avril : « d’ici le moins de mai à juin, il y a aura très peu de PDI », a -t-il annoncé. Au 30 janvier 2026, le gouvernement du Burkina Faso affirmait contrôler environ 74 % de son territoire national contre 70,89 % en décembre 2024.

Le volet économique a été abordé lors de l’interview d’ibrahim Traoré. « Sur le plan économique, le Burkina Faso a atteint des sommets historiques en mobilisant plus de 2 300 milliards de FCFA de ressources propres en 2025. Cette performance est attribuée aux réformes courageuses menées au sein des régies financières et à une lutte acharnée contre la corruption, illustrée par la médiatisation des « caméras KORAG ». a déclaré le Président burkinabè. La transformation locale sera au cœur de la stratégie de développement du Burkina Faso.   

Boniface T.