Bâle (© 2025 Afriquinfos)- L’Euro Dames 2025 a démarré en Suisse le 2 juillet dernier et se poursuit jusqu’au 27 juillet. Si les joutes pour détrôner l’Angleterre opposeront les sélections du «Vieux Continent», l’Afrique ne sera pas bien loin. Des joueuses d’origine africaine figurent sur les fiches de match de certaines des équipes en lice.
Le Championnat d’Europe féminin 2025 bat son plein depuis le 2 juillet dernier. Sur le pré, des joueuses brillent déjà et laissent leur talent éclabousser les spectateurs. Le public sportif d’Afrique a lui, le regard particulièrement rivé sur des joueuses d’origine africaine et jusque-là, il n’est pas déçu.
Dans la soirée du 06 juillet, la Suisse (pays hôte de la compétition) s’est sortie d’un mauvais pas en arrachant une victoire (2-0) face à l’Islande, après avoir perdu son match d’entrée (1-2) face à la Norvège. La Nati, pour sceller sa victoire, a pu compter sur Alayah Pilgrim. L’international suisse d’origine marocaine, entrée en jeu quelques minutes auparavant, a décoché une sublime frappe du droit, ne laissant aucune chance à la gardienne islandaise (2-0, 90e). Un deuxième but synonyme de victoire pour le pays organisateur qui reprend espoir dans la course pour une éventuelle qualification en quarts de finale de son Euro.
Si elle aujourd’hui un élément essentiel de l’équipe suisse, il y a deux ans, celle dont le père est d’Adouar, un petit village traditionnel situé entre Taroudant et Ouled Berhil, dans le sud du Maroc, n’excluait pas de rejoindre les Lionnes de l’Atlas, après avoir été approchée par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).
«C’est un privilège d’être courtisée et de recevoir des demandes des deux nations. Cela m’honore, surtout de la part du Maroc, car je suis née en Suisse et j’y ai toujours vécu… Comme j’ai grandi et été formée en Suisse, je me sentais jusqu’à présent encore plus proche de la Suisse, mais cela ne veut nullement dire que le Maroc ne compte pas pour moi. J’observerai certainement les deux pays de très près pendant la Coupe du monde, et j’en tirerai les conclusions pour moi personnellement, et j’y réfléchirai à nouveau».
Depuis, son choix a été fait et elle évolue désormais pour la Nati aux côtés d’autres binationales, notamment Coumba Sow et Leila Wandeler qui ont toutes deux leurs racines au Sénégal, la première par son père et la seconde par sa mère.
Autre pays, autre relent d’Afrique
L’Espagne, pour se frayer un chemin dans un groupe B relevé aux côtés de l’Italie, du Portugal et de la Belgique, compte sur une solidité défensive incarnée par Leïla Ouahabi. L’Internationale espagnole d’origine marocaine native de Mataró (province de Barcelone), n’oublie pas ses origines: «Je me considère comme étant issue de la deuxième, peut-être même de la troisième génération d’immigrés marocains installés en Espagne. J’ai vécu toute ma vie ici, mais j’ai beaucoup voyagé au Maroc puisque mes proches et ma famille habitent à Tanger», confie-t-elle. Dans ce même groupe B, la Belgique, avec Jessika Kassandra Ndoutou Eboa Missipo (Cameroun) et Mariam Toloba (RDC) sera suivie par de nombreux supporters africains.
Dans le Groupe C, le Danemark aura aussi sa petite touche africaine avec Isabella Obaze, d’origine nigériane. La France, avec son armada «made in Africa», part favori dans le groupe D et aura face à lui, le tenant du titre, l’Angleterre qui lance Michelle Agyemang, une jeune pépite d’origine ghanéenne.
Cet Euro Dames 2025 aura particulièrement une coloration africaine avec la présence de nombreuses pépites originaires du continent berceau de l’Humanité.
S. B.



