Éthiopie: La Police démantèle un réseau aux tentacules dignes d’une mafia d’Afrique orientale

La mafia calabraise n’a rien à envier au réseau criminel de trafic d’êtres humains démantelé par la Police fédérale éthiopienne.

Afriquinfos Editeur
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Éthiopie: La Police démantèle un réseau aux tentacules dignes d'une mafia d'Afrique orientale
Le principal suspect, Yitbarek Dawit, arrêté par la Police éthiopienne (photo, ENA.ET).

Addis-Abeba (© 2026 Afriquinfos)- La mafia calabraise n’a rien à envier au réseau criminel de trafic d’êtres humains démantelé par la Police fédérale éthiopienne. Le principal suspect, Yitbarek Dawit ainsi qu’une dizaine de ses complices, ont été arrêtés.

Une enquête internationale a permis la mise hors d’état de nuire, d’un dangereux criminel.Yitbarek Dawit, de nationalité éthiopienne était à la tête d’un vaste réseau de trafic d’êtres humains. Selon la police fédérale éthiopienne, le suspect est impliqué dans la mort de plus de 100 personnes, le viol de plus de 50 femmes et le trafic de plus de 3 000 personnes.

Son réseau criminel opérait sur plusieurs continents et affectait des milliers de victimes. Les autorités ont recueilli les témoignages de plus de 100 victimes et de leurs familles, tant en Éthiopie qu’à l’étranger. Des preuves numériques supplémentaires et des témoignages ont été recueillis auprès de survivants résidant actuellement en Libye, au Soudan, en Belgique, au Royaume-Uni, au Canada, en Norvège, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Suisse, renforçant ainsi les éléments de l’accusation.

Une coordination de plusieurs services de sécurité notamment, les autorités éthiopiennes et le Centre opérationnel régional d’appui au processus de Khartoum (ROCK), un mécanisme régional dédié à la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants en Afrique de l’Est, a permis de démanteler le réseau qui contrôlit plus de 3 milliards de birrs.  Outre Yitbarek Dawit, neuf (9) de ses complices ont été appréhendés.  

Yitbarek Dawit, échappait jusque-là au service de sécurité éthiopien en changeant d’identité. Il se faisait appeler « Adhanom » au Soudan », « Ahmed » à Djibouti et en Somalie, « Munir » au Kenya ou encore « Kibrom » en Suède et dans d’autres pays européens.

C’est donc la fin de parcours pour un criminel notoire qui doit désormais répondre devant les juridictions compétentes. Le dossier a été officiellement transféré au ministère de la Justice pour poursuites.

Boniface T.