Efforts concertés et entêtés du Caire et d’Ankara pour ramener la paix au Moyen-Orient 

Les négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la réunion d’Antalaya ont fait l’objet d’une discussion téléphonique entre les Ministres des Affaires étrangères Turc et Egyptien ce jeudi 16 avril 2026.

Afriquinfos Editeur
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Une affiche annonçant un appel téléphonique entre Hakan Fida et Badr Abdelatty (DR)

Ankara (© 2026 Afriquinfos)- Les négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la réunion d’Antalaya ont fait l’objet d’une discussion téléphonique entre les Ministres des Affaires étrangères Turc et Egyptien ce 16 avril 2026.

Le Ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a discuté des développements dans les négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran lors d’un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Badr Abdelatty, ont indiqué des sources diplomatiques mercredi.

Selon des sources du ministère turc des Affaires étrangères, la conversation a porté sur l’état actuel des discussions en vue d’un cessez-le-feu et sur les préparatifs d’un nouveau cycle de négociations dans les prochains jours.

Les deux ministres ont échangé leurs points de vue sur le processus de négociation ainsi que sur l’agenda des prochaines discussions, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour parvenir à un cessez-le-feu durable au Moyen-Orient.

Fidan a eu également des appels séparés dimanche avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, , la responsable de la politique étrangère de l’UE Kaja Kallas et des responsables américains. Mais aucune autre information sur ces appels n’a été fournie.

La guerre au Moyen Orient au cœur du forum annuel d’Antalya

La Turquie organise d’ailleurs à partir de ce vendredi 17 avril, un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d’Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d’Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l’Egypte, du Pakistan et de l’Arabie Saoudite pour « des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran » est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d’Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d’une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d’état-major de l’armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s’est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l’émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d’une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril. La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

« Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations », a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d’un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l’AKP. « On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d’opportunité ouverte par le cessez-le-feu », a-t-il ajouté.

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci. La guerre et le blocus du détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l’heure de cette rencontre n’ont pas encore été communiquées.

V.A.