Droits TV de la CAN 2025: Nouvelle guerre de tranchées entre chaînes publiques africaines?

C’est dans un courrier adressé au Président de la CAF, Patrice Motsepe, que les chaînes de télévision publiques et privées d’Afrique subsaharienne francophone ont exprimé leur mécontentement quant à la répartition des droits de diffusion de la CAN 2025.

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Droits TV de la CAN 2025: Nouvelle guerre de tranchées entre chaînes publiques africaines?
Droits TV (DR, Africaradio).

Le Caire (© 2025 Afriquinfos)- La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 démarre le 21 décembre prochain. Pour les millions de fans de football qui ne pourront pas faire le déplacement du Maroc, la télévision reste la seule alternative pour suivre en direct les exploits de leurs sélections et joueurs préférés. Mais pour l’heure, les Télévisions nationales francophones subsaharienne et la CAF ne sont pas sur la même longueur d’onde. Au sujet des conditions d’attribution des droits de diffusion de la CAN 2025 qu’elles trouvent «inégales».  

C’est dans un courrier adressé au Président de la CAF, Patrice Motsepe, que les chaînes de télévision publiques et privées d’Afrique subsaharienne francophone ont exprimé leur mécontentement quant à la répartition des droits de diffusion de la CAN 2025.

Dans leur correspondance, les chaînes affirment que les télévisions nationales francophones ne se voient proposer que 33 matchs sur les 52 que comptera la compétition! Une offre jugée incompréhensible, d’autant plus que, selon le collectif, les télévisions publiques anglophones ainsi qu’un opérateur de télévision payante non africain bénéficieraient, eux, de l’intégralité des rencontres.

Pour justifier cette levée de bouclier, les responsables des chaînes francophones rappellent dans leur lettre que la CAN dépasse largement le cadre sportif. Il s’agit, écrivent-ils, d’une «fête continentale», d’un moment de «communion, de fierté et d’unité africaine». Les équipes nationales engagées et les infrastructures mobilisées sont, insistent-ils, financées par les États africains et donc par les contribuables du continent. Ce qui renforce, selon eux, la légitimité de l’accès gratuit pour les populations.

Pour eux, leur réaction est d’autant plus justifiée que les conditions imposées aux pays francophones ne sont pas les mêmes appliquées aux pays anglophones et lusophones qui «bénéficient, de conditions beaucoup plus favorables». Cette différence de traitement laisse penser, écrivent-ils, que la politique actuelle viserait principalement à «contenter l’opérateur payant dominant exerçant sur le territoire d’Afrique subsaharienne francophone».

Le collectif précité en appelle directement au président de la CAF qu’il exhorte à faire preuve d’«équité» et de sens de «l’inclusion sociale». Il demande à ce que la CAN 2025 demeure un événement «réellement africain, populaire et accessible entièrement à tous».

S. B.