Disparition de Dick Cheney, un Vice-président ayant foulé le sol africain maintes fois

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Dick Cheney (DR-Mediacongo.net)

Washington (© 2025 Afriquinfos)- L’homme politique américain, Dick Cheney, est décédé ce mardi à l’âge de 84 ans. Secrétaire à la Défense sous George H. W. Bush, il avait été le vice-président de son fils, George W. Bush Jr, de 2001 à 2009.

Homme de l’ombre, réputé pour son influence en coulisses, Dick Cheney fut le colistier et plus proche conseiller de l’ancien président des États-Unis George W. Bush. Nommé ministre de la Défense en 1989, Dick Cheney a pris les commandes du Pentagone pendant la guerre du Golfe de 1990-1991. Il a eu des entretiens avec le président Abdelaziz Bouteflika à Alger en 2000, avant de devenir vice-président, alors qu’il était PDG de Halliburton, une compagnie pétrolière.

Il était l’un des principaux artisans de la « guerre contre le terrorisme », ayant entraîné les États-Unis dans le conflit en Irak. Dick Cheney est décédé ce mardi 4 novembre 2025, selon un communiqué de sa famille. Il avait 84 ans. Le 46e vice-président des Etats-Unis avait siégé aux côtés du président républicain George W. Bush pendant deux mandats, de 2001 à 2009.

Né le 30 janvier 1941 dans le Nebraska, Dick Cheney aura travaillé pour le père et le fils Bush à la tête des Etats-Unis. Admis à l’université Yale, il décide d’abandonner le prestigieux établissement et finit par décrocher un diplôme de sciences politiques chez lui, à l’université du Wyoming. Des études qui lui permettront, en pleine guerre du Vietnam, d’être exempté à plusieurs reprises du service militaire.

Chef de cabinet de la Maison-Blanche sous l’administration Ford, il devient ensuite secrétaire à la Défense des États-Unis de l’administration H. W. Bush de 1989 à 1993. Mais Dick Cheney a surtout été vice-président des États-Unis de George W. Bush pendant 8 ans, de 2001 à 2009. Homme politique expérimenté, il aura exercé une influence forte et controversée sur les décisions de la Maison-Blanche pendant ce double mandat, s’imposant sans doute comme le vice-président le plus influent et le plus puissant de l’histoire des États-Unis. Il a notamment été plusieurs fois décrit comme le « chef d’orchestre de la marionnette Bush ».

Principal instigateur de la guerre en Irak

En première ligne après les attentats du 11-Septembre à New York, Dick Cheney est quelques heures aux commandes du pays le plus puissant du monde ce jour-là, pendant que l’Air Force One du président, alors en déplacement en Floride, revienne à Washington. Durant les premières heures après le choc, il donne l’ordre d’abattre tout avion de ligne détourné se dirigeant vers la Maison-Blanche ou le Capitole. Dans les jours qui suivent, Dick Cheney parvient à convaincre son président que l’invasion en Irak est indispensable. Elle aura lieu en 2003. Des rapports du Congrès prouvent aujourd’hui que Cheney et d’autres responsables de l’administration américaine ont exagéré, déformé ou présenté de manière erronée des renseignements concernant des programmes d’armes de destruction massive que l’Irak ne possédait en réalité pas.

Jusqu’à la fin de sa vie, Dick Cheney n’aura jamais exprimé un seul regret sur cette offensive, certain d’avoir fait simplement ce qui était nécessaire pour répondre à une attaque sans précédent sur le continent américain. « Je le referais sans hésiter », avait déclaré Cheney en 2014, après un rapport du Comité sénatorial du renseignement américain. En 2015, il avait déclaré à CNN : « C’était la bonne chose à faire à l’époque. J’y croyais alors et j’y crois encore aujourd’hui. »

Le parcours de Dick Cheney avait fait l’objet d’un long-métrage, Vice. Un film qui conte comment Cheney, profitant de l’incompétence de Bush Junior, a pris le pouvoir en coulisses, modifié les règles du jeu de la politique américaine, menti sur des sujets essentiels tels que la guerre en Irak, et même « changé le monde ».

Critique acerbe de Donald Trump

Dans les dernières années de sa vie, Dick Cheney était devenu le critique d’un homme pourtant issu du même parti, mais qui a également une conception très large des pouvoirs présidentiels : Donald Trump. Malgré les critiques de l’homme d’affaires sur la politique étrangère du duo Bush-Cheney, l’ancien vice-président l’avait soutenu en 2016. Mais la prise d’assaut du Capitole le 6 janvier l’a fait changer d’avis.

L’ancien vice-président américain est décédé à 84 ans des suites de complications liées à une pneumonie et à une maladie cardiaque et vasculaire. Les vice-présidents sont souvent vite oubliés. Dick Cheney, lui, aura marqué les esprits.

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