Lomé (© 2025 Afriquinfos)- Cinq mois après avoir été investi président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, a dévoilé ce mercredi 8 octobre, la composition du premier gouvernement de la Cinquième République togolaise. Mais cette formation gouvernementale semble ne pas répondre au goût de l’opposition togolaise.
Dans un communiqué publié le 9 octobre, la direction nationale de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), a rejette catégoriquement la nomination de Moni Martine Sankaredja au poste de ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, membre dudit parti dans le gouvernement formé le 8 octobre.
Le parti affirme prendre ses distances avec cette nomination qu’il qualifie de « surprise totale ». ‘’Le parti n’a été ni directement, ni indirectement associé à cette décision. Aucun responsable n’a été consulté’’, lit-on dans le texte signé par le bureau exécutif.
L’ADDI précise également qu’aucun de ses militants n’a été mandaté pour discuter d’une éventuelle participation au gouvernement. Par conséquent, la formation politique considère que Mme Sankaredja a agi à titre personnel et en violation des règles internes. Des « mesures disciplinaires » pourraient être prises dans les prochains jours, avertit le parti.
Pour l’ADDI, cette nomination illustre une volonté du pouvoir de « fragiliser et diviser » les partis politiques au lieu de « s’attaquer aux véritables défis sociaux et économiques » du pays. La formation dirigée par Aimé Gogué assure qu’elle « reste dans l’opposition » et réaffirme son engagement pour un changement démocratique.
Aucune réaction officielle de Mme Sankaredja n’a été rendue publique pour l’instant. Le gouvernement, lui, n’a pas commenté les critiques de l’ADDI.
Pour Gogué, cette manœuvre s’inscrit dans une stratégie bien connue du pouvoir en place : affaiblir l’opposition en recrutant ses membres, sans leur parti, pour les intégrer au gouvernement.
Ce gouvernement marque l’entrée en vigueur effective du régime parlementaire prévu par la Constitution promulguée le 6 mai 2024.
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