« Le Nouveau Type de Sénégalaiseries » de Ibou Fall

« Le Nouveau Type de Sénégalaiseries » de Ibou Fall

Revoilà Ibou Fall, vont sans doute se  dire tous  ceux qui ont l’habitude de mordre à belles dents dans les billets  de ce talentueux architecte de la langue française : celle de Molière, bien sûr, mais aussi des grands auteurs classiques que l’on prend plaisir à lire.

Dans la série de ses « Sénégalaiseries », l’ancien collaborateur de votre hebdo préféré vient de mettre aux rayons des librairies une compilation de ses chroniques au titre  suggestif de « Le nouveau type de sénégalaiseries ». Dans cette compilation, on trouve vingt neuf  histoires croustillantes que l’on dévore avec avidité. L’auteur y fait un pied de nez à tous ces prétendus politologues et sociologues pour présenter, à sa façon  et avec  la truculence qu’on lui connait, notre manière d’être et d’exister.

L’auteur au regard de lynx traque  nos mauvaises habitudes et décortique avec un humour décapant les travers de  ceux qui nous gouvernent, pour ne pas dire du monde politique sénégalais. Sur ce plan, nos prétendus politologues sont des nains sous la patte de cet auteur à la plume iconoclaste trempée dans l’irrévérence. Et dont les textes  sont écrits au fil de l’actualité quotidienne.

Des chroniques qui vont de l’actualité politique aux sujets de société. Il arrive même que l’auteur convoque l’Histoire pour l’assaisonner à la succulence de ses chroniques.  Et, bien sûr, on se gave de méchancetés distillées  ça et là. Sa chronique intitulée «  Dites, désormais sa rondeur Macky quatre » est dans cette veine.

Il y a aussi ses têtes de turcs favorites qui en prennent pour leur grade : Dansokho, Tanor Dieng et Pape Diop. Ces derniers vont certainement souffrir de l’affront que leur fait  l’auteur de ce florilège mâtiné à la sauce d’un humour féroce. Il y a également  ces méchancetés à peine voilées sur Ousmane Ngom et qui valent leur pesant d’or.

Il n’y a rien à dire, sur ce créneau de l’irrévérence, il n’y a pas un seul chroniqueur qui peut faire mieux que Ibou Fall, nullement constipé  et qui dit les choses comme il les sent. En atteste sa savoureuse chronique : «  Le nouveau type de Sénégalais, version petits bruits citadins et civilités. » Un nectar qui vous en bouche un coin ! Et tant d’autres !!!!! 

Et bien sûr, on vous laisse le soin de les découvrir dans ce livre succulent qui réussira le tour de force de vous mettre de bonne humeur en ces temps de morosité et de dèche. Surtout que ce petit bouquin  n’est pas chèrement payé. Juste la modique somme de 5.000  (cinq mille) francs !

Ah, crime de lèse-majesté, on allait oublier les coups de crayon décapants  et ravageurs de ce cher caricaturiste de génie qu’est Odia ; lesquels sont en mesure de rendre glauque la journée de certains de nos décideurs.

Et pour bientôt… « Le p’tit railleur sénégalais » !

Ceux qui s’ennuient avec une presse quotidienne plongée dans la sinistrose, pourront bientôt  retrouver la bonne humeur de lire une presse écrite dans un français autre que celui du tirailleur  que nous servent nos gazettes.

Le p’tit tirailleur, un bimensuel satirique tabloïd tiré à six mille exemplaires et vendu à seulement 500 francs, sera bientôt sur le marché. Un journal qui se veut déjà le rendez-vous des belles plumes. Autant dire que ce  futur bébé de Ibou Fall  compte taquiner les cimes  de  l’excellence.

À guetter  donc dans vos kiosques, c’est pour ce mois de novembre 2013 !

ALASSANE SECK GUEYE

Le Témoin, hebdomadaire sénégalais
Édition N° 1139 (OCTUBRE 2013)

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