Abidjan (© 2025 Afriquinfos)- Dans un communiqué rendu public le mercredi 15 octobre, au terme du Conseil stratégique et politique (CSP) du PPA-CI, le Front Commun représenté par son Coordonnateur Général, Damana Pickass, a fait le point sur les récentes manifestations qu’elle a organisé dont la plus récente le 11 octobre dernier. Le Front Commun déplore la répression systématique dont est la cible les partis d’opposition, l’arrestation de plusieurs centaines de ses militants, mais maintient son appel à manifester. Il invite les militants à la « résistance » pour continuer la contestation du processus électoral en cours après le rejet des dossiers de candidature de leurs candidats Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam.
Le PPA-CI et le Front Commun ne comptent pas rester silencieux face à ce qu’ils considèrent commune une « dérive autoritaire » du pouvoir d’Abidjan dans le cadre du processus électoral en cours. L’heure est à la remobilisation des troupes ainsi qu’à la dénonciation des exactions subies lors des récentes manifestations. Selon le communiqué lu par le Coordonnateur Général du Front, Damana Pickass on retient que les manifestations de protestation lancées le samedi 11 octobre ont occasionné 700 interpellations à date. Le PPA-CI fait savoir que 65 personnes auraient déjà été placées sous mandat de dépôt sur les 700 personnes arrêtées. La formation de l’opposition, dirigée par Laurent Gbagbo, déplore deux décès dont elle impute la responsabilité aux forces de l’ordre.
Pour continuer la contestation du processus électoral en cours après le rejet des dossiers de candidature de leurs candidats Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, le PPA-CI invite ses militants à la « résistance ». Damana Pickass invite les militants à organiser la résistance au plan local « pacifiquement, dans la discipline, dans l’ordre et avec un esprit républicain ». Alors que les autorités ont interdit toute manifestation visant à contester les décisions du Conseil constitutionnel, Damana Pickass rappelle aux militants du Front Commun qu’en manifestant, ils sont dans « leur droit ». « Vous n’êtes pas en train d’enfreindre la loi. C’est un droit constitutionnel que vous exercez », a-t-il martelé.
Pendant ce temps, la campagne électorale en vue de la présidentielle du 25 octobre 2025, bat son plein avec les candidats retenus par le Conseil constitutionnel. Il s’agit du président sortant Ouattara Alassane (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix – RHDP), M. Billon Jean-Louis Eugène (Congrès démocratique – CODE), Don-Mello Senin Ahoua Jacob (Indépendant), Lagou Adjoua Henriette (Groupement des Partenaires Politiques pour la Paix – GP-PAIX) et de Ehivet Simone Epse GBAGBO (Mouvement des Générations Capables – MGC).
Boniface T.



