Côte d’Ivoire : Cris d’orfraie de l’Etat autour de la disparition accélérée du couvert forestier du pays !

Afriquinfos Editeur
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Couvert forestier en Côte d'Ivoire (Mediaterre, DR)

Man (© 2026 Afriquinfos) – Le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Jacques Assahore Konan, a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation du couvert forestier national. La situation est alarmante car selon l’officiel, le pays a perdu entre 80 et 90 %, depuis son indépendance en 1960.

C’est à Man dans l’ouest de la Côte d’Ivoire devant les acteurs du forestier que le Ministre des Eaux et Forêts, a dressé le tableau peu reluisant du secteur.  Assahoré Konan a rappelé combien la forêt avait reculée : la Côte d’Ivoire comptait près de 16 millions d’hectares de forêts au moment de son indépendance, en 1960. Elle n’en compterait plus qu’environ 3 millions aujourd’hui. C’est entre 80 et 90 % de couvert forestier que le premier producteur mondial de cacao, a perdu.

Outre la déforestation, l’extension des cultures, l’exploitation forestière, l’orpaillage clandestin, l’érection des infrastructures, les feux de brousse et l’occupation illégale de certaines aires protégées sont les principales causes de ce recul du couvert forestier. A cela, il faut ajouter l’agriculture.

Reprise du contrôle du domaine forestier, lutte contre l’exploitation illégale du bois, action contre l’orpaillage clandestin, sécurisation des aires protégées et implication plus directe des populations rurales dans la restauration, ce sont là les directives données par Assahoré Konan, pour reverdir la Côte d’Ivoire. L’État ivoirien s’est engagé à porter le couvert forestier à 20 % du territoire d’ici 2030. Le ministère revendique déjà la restauration de plus de 61 000 hectares de terres dégradées en 2025 et la montée en puissance de l’École nationale des Eaux et Forêts.  

Le Ministre des Eaux et Forêts a pour atteindre les objectifs fixés, appelé les acteurs du secteur à un engagement sans faille : « La protection durable des forêts et de la biodiversité dans notre pays est une nécessité », a-t-il martelé.

Boniface T.