Corruption en Afrique en 2016: Une tendance toujours inquiétante

Afriquinfos
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Joburg (Afriquinfos 2016) – C’est une question d’actualité, qui touche tout le monde et tous les pays, surtout africains, et qui est souvent prise en compte par plusieurs organes de contrôle international. Selon le rapport 2016 de l’Indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique sur la corruption, la tendance est inquiétante sur le continent noir.

Des Chefs d’Etat jusqu’aux membres de gouvernements africains, l’on retrouve toutes formes de corruption, de détournement, de blanchiment d’argent. La corruption au sein du gouvernement, et des fonctionnaires publics, a atteint un niveau élevé dans plusieurs pays africains en 2015 tels que l’Angola, le Burundi, le Tchad, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, la Guinée-Bissau, le Malawi, la Somalie, le Sud Soudan, le Soudan, le Zimbabwe, détaille l’indice Mo Ibrahim.

Plusieurs chefs d’Etat africains, après leur mandat présidentiel, sont accusés de corruption, et de détournement de fonds. Exemples, au Nigeria ou en Afrique du Sud.

Selon une étude récente de l’Union Africaine, la corruption coûterait jusqu’à 25% du PIB à certains pays africains. Quant à la BAD (Banque Africaine de Développement), elle estime à 50% les pertes occasionnées par la corruption aux recettes fiscales africaines, sans compter son impact sur les prix des produits de prestations, surévalués généralement autour de 25%.

Un phénomène qui coûte aux Etats en développement, et qui fragilise davantage les plus démunis.

RACHEL KOMI