Standard Chartered à l’heure du choix stratégique dans ses filiales africaines

Tandis que les agences de notations s’inquiètent des perspectives à court terme des banques africaines, notamment subsahariennes, Standard Chartered soutient que certaines d’entre elles traversent une impasse, marquée par la chute des cours du pétrole et de plusieurs minerais et le ralentissement économique du continent.

En 2015, elle y a récolté 1,43 milliard de dollars de revenus, un chiffre en très forte baisse (-21,7%) par rapport aux 1,84 milliard générés en 2014. Cette chute s’explique notamment par la baisse de 18,4% des commissions et par l’effondrement des revenus «net trading income» (de 199 millions à -36 millions).

 Dans son rapport annuel, Standard Chartered explique que la baisse des revenus est liée à la clientèle par des effets de change défavorables, ainsi que par la faiblesse des cours des matières premières. Dans la foulée de cette baisse des revenus, les profits avant impôts du groupe en Afrique ont plongé, passant de 673 millions à -109 millions. Bien qu’elle soit nette, cette baisse des performances en Afrique est peu de chose par rapport aux pertes enregistrées ailleurs par Standard Chartered, qui solde l’année 2015 avec une perte avant impôts d’environ 1,5 milliard de dollars.

Plombé par des pertes très importantes en Inde et en Europe, le groupe a évoqué «des conditions de marché difficiles et des décisions de gestion stratégiques ». Ce groupe britannique est très présent en Asie, et est opérationnel dans 14 pays subsahariens (tous anglophones à l’exception du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et de l’Angola) qui représentent 25,2 milliards de dollars d’actifs.

Innocente NICE

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