Classement des Champions des réserves de change en Afrique selon Afreximbank  

Afriquinfos Editeur
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Des liasses de dollars et d'euros (DR)

Le Caire (© 2026 Afriquinfos)-Les réserves de changement totales de l’Afrique ont atteintes 515, 2 milliards de dollars en 2025, selon l’édition 2026 du Rapport sur le commerce en Afrique (African Trade Report) de la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank).

 Intitulée ‘’Tirer parti de la géopolitique pour développer le commerce et l’industrialisation de l’Afrique globale’’, le document indique que La Libye mène le classement avec 87,9 milliards de dollars, suivie de l’Afrique du Sud (75,9 milliards de dollars), de l’Algérie (52 milliards de dollars), de l’Égypte (51,4 milliards de dollars) et du Maroc, qui enregistre un record de 48,6 milliards de dollars.

Le rapport met également en évidence le fait que les performances à l’exportation de l’Afrique demeurent contraintes par un déficit persistant de financement du commerce, estimé à environ 74 milliards de dollars US en 2025. Cette situation est aggravée par la faiblesse des liquidités en devises étrangères et par la diminution continue des relations de correspondance bancaire, deux facteurs qui limitent la capacité du continent à tirer pleinement parti de son potentiel commercial et industriel.

Le document, présente entre-autres une analyse approfondie de l’évolution du commerce et de l’économie en Afrique et dans le monde, dans le contexte de l’environnement économique de 2025. Il présente également les options stratégiques dont dispose l’Afrique pour transformer les tensions géopolitiques actuelles et les perturbations associées des chaînes d’approvisionnement en facteurs de résilience, de croissance durable et de prospérité partagée sur le continent.

’La résilience continue de la croissance africaine malgré les difficultés importantes engendrées par l’intensification des tensions géopolitiques et les mutations économiques qui en découlent.  Illustrant cette résilience, le rapport souligne que, tandis que la croissance économique mondiale a ralenti à 3,4 % en 2025 et devrait encore se modérer à 3,1 % en 2026, la croissance réelle du PIB de l’Afrique est passée de 3,4 % en 2024 à 4,5 % en 2025. Cette performance dépasse non seulement la moyenne mondiale, mais témoigne également de l’amélioration des fondamentaux économiques du continent dans un ordre économique mondial de plus en plus fragmenté’’, révèle la même source.

Le commerce des marchandises de l’Afrique a aussi enregistré de solides résultats, progressant de 6,1 % pour atteindre environ 1 500 milliards de dollars US, tandis que l’inflation agrégée est tombée de 21,6 % en 2024 à 13,1 % en 2025. Ces résultats reflètent les effets stabilisateurs d’une gestion macroéconomique prudente, des réformes politiques et institutionnelles en cours, ainsi que des interventions contracycliques des institutions de financement du développement opérant sur le continent.

Commentant les conclusions du Rapport sur le commerce en Afrique, Dr. Yemi Kale, Économiste en chef du Groupe et Directeur général en charge de la recherche et de la veille commerciale à Afreximbank, a déclaré :

En tirant stratégiquement parti de ces changements, l’Afrique peut bâtir un avenir économique plus résilient, plus compétitif et plus inclusif

‘’L’Afrique se trouve à un tournant décisif. Les tensions géopolitiques et la fragmentation économique redessinent les schémas du commerce mondial, mais elles offrent également au continent une occasion historique. En tirant stratégiquement parti de ces changements, l’Afrique peut bâtir un avenir économique plus résilient, plus compétitif et plus inclusif.

Il est impératif que le continent agisse avec détermination pour renforcer les chaînes de valeur régionales, développer ses capacités industrielles, élargir l’accès au financement du commerce et accélérer l’intégration continentale. Grâce à des politiques coordonnées, à des investissements stratégiques dans les infrastructures et à des institutions de financement du développement plus solides, l’Afrique peut construire un écosystème commercial plus résilient, plus inclusif et davantage créateur de valeur ajoutée. L’Afrique ne peut pas se permettre d’attendre’’.

Vignikpo Akpéné