Brazzaville (© 2025 Afriquinfos)- Réuni le 2 septembre dernier le Groupe consultatif d’urgence (ECG), qui conseille le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) sur le mpox, a exhorté à ce que l’urgence de santé publique de sécurité continentale (PHECS) reste en place. C’était aussi l’occasion de faire le point sur la situation de l’épidémie sur le continent.
A la date du 2 septembre 2025, la situation du mpox en Afrique révélait une diminution de 52% du nombre hebdomadaire de cas confirmés. Cependant, des poussées sont apparues au Ghana, au Libéria, au Kenya, en Zambie et en Tanzanie, et de nouvelles introductions du virus ont été signalées au Malawi, en Éthiopie, au Sénégal, au Togo, en Gambie et au Mozambique. L’Éthiopie et la République centrafricaine ont signalé des décès infantiles, tandis que plusieurs pays – dont la Sierra Leone, le Congo, le Malawi, la Zambie, le Kenya, la RCA, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et le Cameroun – ont continué d’enregistrer des taux de mortalité supérieurs à 1 %. Le taux de mortalité global à l’échelle continentale s’est établi à 0,5 %, informe le CDC.
Selon l’OMS, 28 pays africains ont été touchés, avec plus de 174 000 cas suspects et près de 50 000 cas confirmés ayant été notifiés. Environ 240 vies humaines ont été perdues.
On apprend néanmoins, que la couverture des tests s’est considérablement améliorée, passant de 30 % fin 2024 à 59 % mi-2025. Le Burundi a été présenté comme un exemple de réussite en matière de décentralisation des diagnostics. Plus de 1,01 million de doses de vaccin ont été administrées à 921 000 personnes dans 12 pays, bien que l’approbation réglementaire pour la vaccination des enfants de moins de 12 ans reste absente dans de nombreux contextes à forte charge de morbidité, malgré des cas pédiatriques. Le Groupe consultatif d’urgence (ECG) a appelé à une enquête plus rigoureuse sur les décès liés au mpox, en particulier chez les enfants, et à un élargissement de l’accès au vaccin aux moins de 12 ans dans les pays à haut risque.
L’examen de cette situation globale a amené le ECG a exhorté les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), afin que l’urgence de santé publique de sécurité continentale (PHECS) reste en place. Le Groupe plaide pour ce maintien de la déclaration car pour lui, il est essentiel pour préserver la volonté politique, mobiliser des ressources et maintenir les pays en état d’alerte maximale. Les membres ont averti qu’une levée prématurée du statut pourrait entraîner un relâchement de la vigilance, réduire les financements et accroître le risque de résurgence.
Pour le CDC, cette décision souligne à la fois la fragilité des avancées récentes et la nécessité de maintenir l’élan collectif de l’Afrique jusqu’à ce que le MPOX soit durablement sous contrôle.
Boniface T.



