Le Caire (© 2026 Afriquinfos)- C’est allé vite au niveau du côté de la Commission disciplinaire de la CAF (Confédération Africaine de football) après l’annonce de l’ouverture d’une enquête suite aux incidents ayant émaillé le quart de finale entre Maroc et le Cameroun. Le président de la Fécafoot, Samuel Eto’o, qui a violemment contesté l’arbitrage jugé partial, a écopé d’une lourde sanction: il est suspendu pendant quatre matchs, suivie d’une amende de 20.000 dollars (un peu plus de 17.000 euros). Une décision que ne comprend pas la Fécafoot qui à travers un communiqué, laisse entendre qu’elle fera appel.
Battu (2-0) par le Maroc en quart de finale de la CAN 2025, le Cameroun a pointé du doigt un arbitrage jugée partial en faveur des Lions de l’Atlas. Celui qui a le plus manifesté sa colère est le président de la Fécafoot. Présent dans les tribunes, Sameul Eto’o, a notamment exprimé son mécontentement en se tournant vers le président de la Fédération marocaine Fouzi Lekjaa, et celui de la CAF Patrice Motsepe. Alors que les deux personnalités gardaient leur calme, Eto’o a dû être calmé par d’autres spectateurs.
Une attitude qui malgré des excuses présentées dans la foulée, est peu passée auprès des instances dans la CAF. La sanction ne s’est pas faite attendre. Samuel Eto’o écope de quatre matchs de suspension et devra également s’acquitter d’une amende de plus de 17 000 euros.
La Fécafoot a dans un communiqué publié le mercredi 14 janvier, réagi à la décision de la CAF. L’instance estime que cette décision qui a conduit à la suspension de son président et à une amende de 20 000 dollars est « dépourvue de toute motivation explicite ». Elle constate en outre que « la procédure expresse ayant abouti à cette décision, soulève de sérieuses réserves au regard des exigences fondamentales d’un procès équitable. ». La Fécafoot réaffirme son soutien à son Président et « prend acte de sa décision d’exercer dans les délais et formes prescrits, les voies de recours prévues par les textes applicables ». Un appel de Samuel Eto’o est donc envisageable.
S.B.



