Can 2017: le Maroc à la place du Gabon pour sceller la réconciliation Rabat-CAF?

Afriquinfos
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LIBREVILLE (© 2016 Afriquinfos) – La Confédération africaine de football se pose des questions sur un éventuel plan B, à environ quatre mois de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017. Une inquiétude qui surgit parce que le Gabon, retenu pour accueillir la compétition, est en plein dans une crise politique dont l’issue demeure incertaine.

«Il n’y a aucun changement, on suit la situation au Gabon », déclarait début septembre Junior Binyam, le directeur des médias et porte-parole de la Confédération africaine de football (CAF). Cette déclaration faisait référence au maintien ou non de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 censée se tenir au Gabon.

Seulement, la situation actuelle dans ce pays d’Afrique centrale où une profonde crise oppose les principaux candidats à la présidentielle (Ali Bongo et Jean Ping) laisse penser que la CAF a prévu une issue de secours. La date du 19 octobre prochain à laquelle doit se faire le tirage au sort de la CAN, à Libreville, doit en effet déterminer si le Gabon sera toujours l’hôte de la grand-messe du football africain.

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Dans les coulisses de l’institution dirigée par le Camerounais Issa Hayatou, les choses se préparent effectivement dans ce sens. Des choix ont notamment été évoqués. En premier lieu, tout devrait naturellement ramener à l’Algérie, pays qui concourait avec le Gabon pour abriter la CAN.

Mais, cette économie d’Afrique du nord ne dispose pas actuellement d’infrastructures nécessaires pour être l’hôte de ce rendez-vous du football africain. Aucun des trois stades dont l’Algérie faisait cas dans son dossier de candidature en 2015 n’est prêt !

L’autre alternative de la CAF serait alors le Maroc. Le Royaume chérifien est l’un des seuls pays africains à disposer d’infrastructures conséquentes et à jour pour accueillir ce type de compétition: quatre stades aux normes de la FIFA. Quoique, le Maroc traîne encore dans ses tiroirs son désistement à la dernière minute pour l’organisation de la CAN 2015 (pour risque de propagation du virus Ebola qui faisait alors rage en Afrique de l’Ouest).

La CAF qui lui avait imposé des sanctions financières et sportives fera-t-elle fi de ces antécédents pour lui renouer une nouvelle fois sa confiance? Rien n’est pour l’instant déterminé, tant que la situation au Gabon paraît toujours à l’accalmie.

AKPENE VIGNIKPO