Cameroun: Mot d’ordre d’Issa Tchiroma Bakary à ses partisans pour « défendre leurs votes »

Afriquinfos Editeur
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Des partisans de l'opposant Issa Tchiroma Bakary se rassemblent près de sa résidence à Garoua (Cameroun) le 27 octobre 2025.
Des partisans de l'opposant Issa Tchiroma Bakary se rassemblent près de sa résidence à Garoua (Cameroun) le 27 octobre 2025.

Le Président camerounais Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 1982, a été réélu sans surprise avec 53,66% des voix, selon les résultats officiels publiés ce 27 octobre, aussitôt contestés par son principal adversaire Issa Tchiroma Bakary qui a dénoncé une « mascarade ».

Le Président camerounais Paul Biya lors de son vote le 12 octobre 2025.
Le Président camerounais Paul Biya lors de son vote le 12 octobre 2025.

Les rassemblements ont été interdits et la circulation restreinte dans la plupart des grandes villes du pays jusqu’à l’annonce des résultats de cette élection à un tour. A Garoua, fief de Tchiroma, « 1.000 personnes » campent devant le domicile de M. Tchiroma, selon ce dernier.

Conseil constitutionnel ce 27 octobre 2025 au Cameroun.

« Je leur demande de rester dans le calme et de faire bouclier humain pour ma protection », a indiqué le candidat à l’AFP. « Mon corps vivant ne sortira pas de ma maison« , a-t-il poursuivi. Depuis la semaine dernière, des partisans d’Issa Tchiroma sont descendus sporadiquement dans la rue pour revendiquer la victoire au scrutin présidentiel.

Des partisans de l'opposant Issa Tchiroma Bakary se rassemblent près de sa résidence à Garoua (Cameroun) le 27 octobre 2025.
Des partisans de l’opposant Issa Tchiroma Bakary se rassemblent près de sa résidence à Garoua (Cameroun) le 27 octobre 2025.

Le candidat avait appelé mercredi dernier les Camerounais à manifester si le Conseil constitutionnel venait à proclamer des « résultats falsifiés et tronqués« . Aux premières heures de la matinée ce 27 octobre, des patrouilles mixtes de Police et de Gendarmerie ont été postés aux principaux carrefours de la capitale Yaoundé, tandis que des véhicules blindés stationnent à proximité des zones jugés sensibles.

La Police affirme vouloir « garantir la sécurité du processus électoral et prévenir tout débordement ». Dans plusieurs quartiers de Yaoundé, de nombreuses boutiques et stations-service ont gardé leurs rideaux baissés, par crainte de troubles. Les transports en commun fonctionnent au ralenti et la circulation y est inhabituellement fluide.

© Afriquinfos & Agence France-Presse