Washington (© 2025 Afriquinfos)- Après l’UA (Union Africaine), les USA à leur tour ont fait preuve de realpolitik dans le bras de fer post-électoral qui secoue le Cameroun depuis la proclamation de la réélection de Paul Biya pour un 8è mandat.

Tommy Pigott (porte-parole adjoint principal du Département d’Etat) a rapporté ce 17 novembre que le Secrétaire d’État Marco Rubio «s’est entretenu avec le Président du Cameroun, Paul Biya, afin de le féliciter de son investiture» intervenue le 06 novembre dernier.
«Au cours de leur conversation, le Secrétaire d’État et le Président ont discuté de l’approfondissement du partenariat entre les États-Unis et le Cameroun en vue de promouvoir leurs objectifs communs, notamment renforcer la sécurité et assurer la paix et la prospérité régionales pour les deux pays», a davantage détaillé le Département d’Etat.
Le Secrétaire d’État a félicité en outre le «Cameroun pour son rôle de partenaire dans la lutte contre le terrorisme» en Afrique centrale. Le pays est confronté depuis près d’une décennie à des affrontements cyclique entre Forces loyales au pouvoir de Yaoundé et des citoyens portant des velléités séparatistes dans les régions anglophones du Sud et Nord-ouest du pays, régions frontalières avec le Nigeria.
L’opposant Issa Tchiroma Bakary arrivé officiellement en 2è position (avec 35,19 % des voix) lors de la proclamation des résultats définitifs du scrutin présidentiel d’octobre 2025 continue de «revendiquer sa victoire électorale». Les tentatives de contestation des chiffres officiels par les partisans ou sympathisants de l’opposant Issa Tchiroma Bakary ont fait long feu. Paul Biya «a remporté 53,66% des voix» des suffrages exprimés, selon le Conseil constitutionnel du pays. La présidentielle de 2018 dans le même Etat d’Afrique centrale avait aussi connu de longs mois de contestation post-électorale. Les USA surveillent de près l’évolution du péril terroriste en Afrique centrale dans des Etats comme le Tchad, le Cameroun ou encore la RDC.
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